Le festival du feu de Kurama

Le 22 octobre de chaque année a lieu dans les environs de Kyôto, l'un des festivals les plus excentriques du Japon : le festival du feu de Kurama, ou Kurama no hi matsuri.

Il accueille chaque année plus de 10 000 visiteurs venus admirer le defilé ardent de quelques 250 torches enflammées.

Un lieu mystique

Au nord de Kyôto, au sein d'une nature dense et immaculée, se dresse le mont Kurama.

On raconte que le héros japonais Minamoto no Yoshitsune (1157-1189) y aurait appris l’art du sabre du Tengu Sôjôbô, roi de divinités malignes issues du folklore japonais.

C’est également là que le fondateur du reiki, Usui Mikao eut la révélation de cette pratique, lors d'une longue méditation.
 

 


 

Aux origines du festival

L'ancienne capitale Heian, actuelle Kyôto, en proie aux guerres de clans, subit en 940 un violent tremblement de terre.

Afin de protéger la capitale de nouveaux désastres, l’empereur décida de transférer le sanctuaire de la divinité Yuki Myojin, protectrice de la cour impériale, à Kurama, plus au nord. Le nord était alors considéré comme la porte d'entrée des démons et autres esprits malfaisants.

Des feux auraient été allumés sur la route par les habitants, afin d’éclairer le passage de la divinité. Le festival serait une reconstitution du défilé de torches qui accompagna la procession impériale.
 

 


De lourdes torches

Au crépuscule, on allume des bûchers ou kagaribi devant les maisons du village, dont les occupants exposent des trésors de famille pour l’occasion (armures, écrans peints, vaisselle, ...).

Puis, enfants et adultes parcourent en tenue de fête la rue principale du village avec sur leur dos des torches de pin, les taimatsu, confectionnées par leurs soins.

La taille et le poids des torches sont proportionnels à l’âge de la personne qui la porte. Les plus grosses pèsent plus de 80 kg et mesurent jusqu'à 5 mètres de long!
 

 

L'apothéose

Presque en état de transe, les participants crient ces mots « saireya sairyo » (bon festival). Des autels miniatures ou omikoshi partent de l'unique onsen du village pour un défilé en direction du sanctuaire Yuki, où la cérémonie shintô peut enfin commencer.

Alors que le festival se clos sous un ciel enfumé et que les gens de la ville rejoignent la gare par milliers, les derniers festivaliers continuent de festoyer bien après minuit. Ne ratez pas le dernier train !

 

Conseils pratiques

Mieux vaut s’y rendre tôt pour éviter la foule ! Vous pourrez en profiter pour visiter le temple de Kurama, admirer la vue puis prendre un bain chaud.

Il existe un pass comprenant l'aller-retrour en train, la visite du temple et l'accès aux bains (1700 yens).



Depuis Kyôto, prenez le train à la station Demachiyanagi, où la compagnie Eizan vous emmène à Kurama trois fois par heure, pour un voyage d'une durée de 30 minutes.

Goûtez une spécialité locale : l'amazake (boisson sucrée peu alcoolisée à base de riz fermenté).

Et surtout, n'oubliez pas d'emporter avec vous de quoi vous couvrir, les soirées sont fraîches.

Le festival en direct !

Suivez l'un de nos Travel Angels pendant le festival, et vivez en temps réel ce moment unique avec émotion.

Notre Travel Angel vous emmènera dans le feu de l'action via Twitter.


Voir une vidéo du festival