L’apéritif au Japon

Date de publication :
Des verres d'haibôlu mélange de whisky et soda.

Des verres d'haibôlu mélange de whisky et soda.

Des edamame, prêts à être dégustés

Des edamame, prêts à être dégustés

Un cocktail à base d'umashu, de l'ume jinjâ (umeshu au gingembre)

Un cocktail à base d'umashu, de l'ume jinjâ (umeshu au gingembre)

Santé !

L’apéritif « à la française » n’a pas son équivalent au Japon. Cependant, le fait de boire un verre tous ensemble y a une fonction conviviale et il est de coutume de trinquer à la santé de tous avant le repas entre amis ou avec des invités.

Avant, au Japon, et notamment à l'heure de l'apéritif, on avait coutume de servir aux invités de la bière ou du saké frais pour souhaiter la  bienvenue. Depuis quelques décennies, l’engouement pour le vin parmi une partie de la population japonaise – notamment féminine et urbaine - a changé certaines habitudes et dans certains foyers, on peut proposer du vin avant le repas à la place de la bière.

Dans les restaurants japonais, là aussi, on sert plutôt de la bière ou du saké frais si les clients désirent boire un verre avant le repas mais le vin y a également sa place.

Mélanges nippons

Dans les izakaya, genre de tavernes où l’on se retrouve pour boire et grignoter entre collègues ou amis pour l'apéritif désigné alors sour le nom de nomikai, le choix est plus varié et on y trouve de nombreux cocktails d'origine étrangère ou même cocktails japonais tels les fameux sawa  (de l’anglais sour ) à base de soda, de shochu (une boisson alcoolisée dont l’ingrédient varie : riz, orge, etc) et d’une liqueur de fruit. Très populaire aussi l'haibôru : mélange de whisky et de soda.

Le plus populaire est sans doute  le ume sour, à la liqueur de prune verte, ume, que l'on retrouve dans son verre. Et bien sûr, on y sert de la bière, en bouteille ou en pression, du saké  servi frais ou chaud et du shochu.

C'est à manger qu'il nous faut !

Ces boissons sont accompagnées par ce qu’on nomme otsumami , que l’on peut traduire par « amuse- gueule ». Il ne s’agit pas de mets spécifiques à l’apéritif mais plutôt de mini-portions de plats qui accompagnent d’ordinaire les repas. Mini salade de pommes de terre, coupelle de légumes en saumure, quelques lamelles de poisson cru…Il s’agit d’ouvrir l’appétit et non pas de le couper !

À la maison, les hôtes ne préparent rien de spécial pour l’apéritif puisqu’il sera suivi d’un repas. On y sert des sembei, les crackers japonais aux goûts et formes diverses. Ces petits biscuits à base de riz gluant se mangent aussi bien à l’apéritif qu’en snack ou au goûter des enfants. Parmi les plus répandus, on trouve les kaki no tane, littéralement graines de kaki, car ces minuscules crackers au riz très épicés ressemblent (vaguement) à des noyaux de kaki. Ils sont mélangés à des cacahuètes qui atténuent leur goût pimenté. Certains de ces crackers ont un goût sucré-salé, tandis que d’autres sont assaisonnés au wasabi, la moutarde japonaise. On peut en trouver mélangés à de minuscules poissons séchés.

Les edamame, haricots soja encore verts cuits à l’eau salée sont incontournables, que ce soit dans un izakaya ou à la maison.  Plein de vitamines, ils constituent un aliment sain et  sont aimés par les petits et les grands. Ces haricots sont servis encore tièdes dans leur cosse légèrement velue que l’on presse pour en faire sortir deux ou trois grains bien ronds et savoureux. Ils ont tout bon !


Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs