Le daifuku mochi, la délicieuse pâtisserie japonaise   大福

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Daifuku, un dessert traditionnel japonais à base de mochi

Rond, moelleux et sucré, le daifuku ("grand bonheur" en japonais) fait partie des pépites du monde intrigant des wagashi, les pâtisseries traditionnelles japonaises. Cette petite pâtisserie faite de pâte de riz gluant fourré à diverses douceurs est un incontournable de l'univers culinaire nippon.

L'histoire du daifuku

Le daifuku est un en fait un mochi (餅) fourré. Il est confectionné à partir de mochi (糯), une pâte de riz gluante qui porte le même nom que la pâtisserie. Le daifuku est garni traditionnellement de anko, la pâte de haricots rouges souvent utilisée dans la pâtisserie japonaise. Par sa rondeur et ses douces couleurs, il est difficile de résister à la tentation.

Il semblerait qu'à l'origine cette pâtisserie était salée et de taille plus imposante. Ce n'est que des années plus tard qu'elle devint le daifuku que l'on connaît aujourd'hui : sucré et d'une taille pas plus large que la paume de la main. Son nom peut porter à confusion car selon le kanji utilisé, il peut être soit un gâteau au "gros ventre" (大腹餅), en référence à sa garniture, soit un gâteau de "bonne fortune" (大福餅). Cependant de nos jours, la seconde version semble unanimement utilisée.

Une pâtisserie porte-bonheur

Le daifuku mochi devient alors un gâteau porte bonheur très prisé pour le Oshôgatsu, le nouvel an japonais, mais également apprécié lors de la cérémonie du thé. Sa confection à base de mochi lui confère une consistance élastique qui rend sa dégustation amusante. Généralement, ces petites boules sont saupoudrées d'une fine couche de fécule de maïs, de sucre ou de cacao afin qu'elles ne collent pas aux doigts. Mais c'est une fois en bouche que le daifuku révèle tous ses secrets : garni au anko ou aux fruits, le daifuku se décline selon toutes les envies.   

Les différentes variantes de daifuku

Bien que traditionnellement le daifuku soit blanc, il n'est pas rare de le voir se parer de rose, de vert ou bien même d'un brun clair. Toutes ces couleurs renvoient à la large gamme de produits (naturels ou non) utilisés pour la création du daifuku. Les déclinaisons fluctuent selon les régions ou les périodes de l'année. Ainsi, à l'occasion de la fête des filles, le Hina matsuri, le sakura daifuku connaît un regain de popularité. De couleur rose rappelant les fleurs de cerisiers, il est enveloppé d'une feuille de cerisier salée

Autre curiosité, le yomogi daifuku. De couleur verte, il n'a pourtant pas le goût de matcha. En réalité, sa couleur provient de l'utilisation du yomogi ou armoise. Les jeunes pousses de cette plante herbacée entrent dans la préparation du kusamochi : des boulettes confectionnées par le mélange de riz gluant et d'armoise. Cette plante détient une forte symbolique puisqu'elle est censée faire fuir les mauvais esprits. Le yomogi daifuku acquière ainsi un léger goût d'herbe fraîche.

L'intérieur d'un daifuku réserve parfois quelques surprises ! L'une des variantes les plus populaires consiste à ajouter une fraise entière au anko. Dénommé ichigo daifuku (ichigo signgifiant "fraise"), cette douceur est particulièrement prisée durant la pleine saison des fraises au Japon, de janvier à mars.

Le ume daifuku, fourré de purée de ume (l'abricot japonais) est aussi une succulente version fruitée du daifuku.

Autre variante pour les aficionados de haricots rouges, rien de tel qu'un mame daifuku, où toute la pâte est fourrée de haricots azuki entiers.

Il existe aussi une variante plus occidentalisée, le mochi glacé, où le anko est remplacé par de la crème glacée... Le daifuku aisu devient alors votre allié lors des chaudes journées d'été. Ce type de mochi, apparu récemment, est très populaire à l'international et surtout en France.

Où manger des daifuku ?

Le daifuku est un élément phare du wagashi qu'il est intéressant de découvrir quelle que soit son apparence. Si vous êtes à Kyoto, rendez-vous à la pâtisserie Demachi Futaba, non loin de la rivière Kamo, sur l'avenue Kawaramachi. Ici, un vaste choix de mochi et daifuku vous sera proposé à des prix très raisonnables.

À Tokyo, nous vous conseillons une excellente adresse en plein cœur d'Harajuku : "Mizuho", connue pour sa recette de mame daifuku.

Si vous souhaitez goûter au gourmand ichigo daifuku (à la fraise), la boutique "Ginza Akebono" est le lieu de référence haut de gamme à Tokyo. Vous pourrez aussi y goûter les daifuku classiques au anko, mais aussi le yomogi daifuku et le ume daifuku. Miam !

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