Le judo   柔道

Date de publication :
Entraînement de judo entre les policiers de Matsue et des étudiants étrangers, en février 2017

Entraînement de judo entre les policiers de Matsue et des étudiants étrangers, en février 2017

Le fondateur du judo Jigôrô Kanô et son disciple Kyûzô Mifune

Judo

Judo

Une classe de judo pour enfants

Le judo, plie mais ne rompt pas

Le judo est l’art martial japonais le plus connu à l’étranger. En France, on compte près de 600 000 licenciés, alors que notre pays est la deuxième nation la plus médaillée dans cette discipline aux Jeux Olympiques. En kimono blanc, les adversaires cherchent la bonne prise pour faire chuter leur partenaire de combat, jouant autant avec leur puissance qu’avec leur adresse. Attention à ne pas vous faire ippon !

L’homme, un autre roseau


Le judo est né du constat émis par son légendaire fondateur Jigorô Kanô de l’inadaptation des arts martiaux traditionnels au monde moderne de la révolution Meiji (1868). Il va ainsi reprendre les techniques de ju-jitsu, "art de la souplesse" développé par les samouraïs pour combattre à mains nues, pour les adapter aux exigences du monde moderne. La légende dit qu’il serait arrivé à sa conception du judo en observant durant l’hiver les branches de cerisiers rompre sous le poids de la neige alors que les roseaux pliaient pour laisser tomber la neige.

L’œuvre de Jigorô Kanô sera à partir de 1882, alors qu’il n’a que 22 ans, de transformer le ju-jitsu en mettant de côté les techniques dangereuses et en codifiant les autres sous forme de kata afin de faciliter leur transmission. Son objectif est alors "d’aider à l’éducation de toute une nation". C’est dans cette optique que le jûjutsu devient le jûdô, soit "la voie de la souplesse", changement lexical qui met en avant l’idée progression constante.

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Statue de Jigôrô Kanô, le créateur du judô

Judô

Teddy Riner effectue une prise de judo

Saisir, projeter, soumettre


Le judo est un art martial où les pratiquants, appelés judoka, cherchent à projeter, à mettre au sol ou à immobiliser leur adversaire. Bien que techniquement présentes, les frappes – qui n’existent que sous forme de kata et sont exclues des compétitions et du combat libre – jouent un rôle très minoritaire dans cette pratique.

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Les techniques de projection se divisent entre celles qui s’effectuent debout, et celles où on se met volontairement en déséquilibre (dites techniques de sacrifice) pour amener l’adversaire au sol. Trois parties du corps sont utilisées dans ce but, à savoir les mains (te waza), les hanches (koshi waza) et les jambes (ashi waza). S’y ajoutent, dans la logique de soumission de l’adversaire, les clefs (kansetsu waza), les immobilisations (osaekomi waza) et les étranglements (shime waza). Un riche arsenal de techniques !

L’internationalisation du judô


Le judo est un art martial qui a connu un grand succès en très peu de temps hors de l’archipel. À Londres, on retrouve dès 1918 un club d’arts martiaux (le Budokwai) où sont enseignés à l’origine le kenjutsu, le ju-jitsu ainsi que le judo. Il est introduit pour la première fois à la même période en France, mais son décollage fait suite à la visite de Jigorô Kanô à Paris en 1933, après laquelle le judo se développe sous l’égide de son disciple Mikinosuke Kawaishi. La consécration internationale aura elle lieu lors des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 durant lesquels le judo devient une discipline olympique.

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Affrontement de judokas lors des JO de Londres en 2012

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