Les "biens culturels importants" du Japon   重要文化財

Date de publication :

Le célèbre pont du quartier Nihonbashi

Fleurs d'été et d'automne de Sakai Hôitsu

Niô à l'entrée du tempe Horyû-ji, bien culturel important du Japon

Statue en poterie de l'ère Jômon, bien culturel important du Japon

La protection du patrimoine japonais

La loi japonaise, à l'instar de nombreuses législations occidentales, a intégré dans son giron après la Seconde Guerre mondiale des réglementations de protection du patrimoine national. Parmi les différentes catégories créées par la loi fondatrice de 1950, on retrouve celle de "biens culturels importants", qui vise à protéger un certain nombre de biens culturels matériels n'étant pas des "trésors nationaux".

La loi de protection culturelle du Japon

La loi sur la protection des biens culturels fut promulguée par le ministère de l’Éducation le 30 mai 1950. Elle institue différentes catégories du patrimoine japonais (biens culturels immatériels, biens culturels folkloriques, paysages culturels etc...) mais surtout, pour les biens culturels matériels, les deux catégories de "bien culturel matériel important" et de "trésor national".

La première catégorie intègre une liste d'objets du patrimoine ayant un intérêt historique ou artistique dans des domaines aussi divers que les bâtiments historiques, la peinture, la sculpture, l'artisanat,

Le siège de l'Agence pour les Affaires Culturelles

les objets d'artisanat, les calligraphies, les livres, les anciens documents ou les pièces archéologiques. Ceux ayant une très grande valeur parmi eux obtiennent le label de "trésor national".

La certification, sous l'égide de l'agence pour les Affaires culturelles, peut s'effectuer au niveau de la commune, de la préfecture ou du pays et quelques fois à plusieurs de ces niveaux.

La pagode du Seiganto-ji.

La pagode du Seiganto-ji.

Un nombre important de biens culturels

En 2016, le Japon comprenait 15 268 biens culturels matériels importants, contre 1 143 trésors nationaux, ces derniers représentant 7% de l'ensemble des biens culturels matériels du pays. Les sanctuaires shinto, les temples bouddhistes, les châteaux, les résidences privées et les bâtiments du génie civil représentent la majorité de la catégorie "œuvres architecturales", division la plus importante de ces biens culturels matériels.


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On retrouve dans cette liste une grande diversité de biens très connus du pays, tels que le temple bouddhique Seiganto-ji, ouvrant le passage aux chutes de Nachi dans la préfecture de Wakayama ou le célèbre pont du quartier de Tokyo de Nihonbashi. Des œuvres telles que les "Les fleurs d'été et d'automne" du peintre de l'école Rinpa Sakai Hôitsu (1761-1829) ont elles aussi obtenu l'estampille officielle de bien culturel matériel important.

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