L'esprit du dô   道の思想

Date de publication :

Tir à l'arc traditionnel japonais

Exercice de calligraphie japonaise

Des pratiquants du kendo

Des pratiquants du kendo

Aïkidô

Aïkidô

Un moine du temple Shofuku-ji

Un moine bouddhiste zen du temple Shofuku-ji.

Toutes les voies mènent au Japon

En japonais, le  道 signifie la voie, le chemin. Ce caractère figure dans de nombreux mots et certains vous sont probablement déjà familiers. Dojo, judo, shintô...  Alors, qu'ont-ils en commun ?

Jeunes filles s'entraînant au kyûdô

Archères en hakama lors du concours de Kyudô au temple Sanjusangendo de Kyoto

Le bouddhisme dans la culture japonaise

Le  trouve son origine dans le bouddhisme zen, influencé par le taoïsme de Chine. Les moines bouddhistes n'étaient pas seulement engagés dans leurs activités religieuses, mais aussi dans la diplomatie et les arts créatifs, tels que le jardinage, la littérature, la peinture. Le concept du va, avec l'expansion du bouddhisme, s'ancrer profondément dans la culture japonaise. Cette influence touche jusqu'à la classe militaire, avec le bushidô 武士道, la voie du guerrier.

À lire : Le bouddhisme, une religion au Japon

Le dô : tout un art

Le  exprime le cheminement dans la pratique d'un art, quelqu'il soit. Effectivement, ce kanji est particulièrement utilisé dans les arts traditionnels japonais, qu'il s'agisse des arts martiaux ou des arts esthétiques. Ainsi, le kadô 花道 est la voie des fleurs, c'est-à-dire l'arrangement floral aussi connu sous le nom d'ikebana. Le shodô 書道, la voie de l'écriture, correspond à l'art de la calligraphie. Le kyûdô 弓道 est la voie de l'arc. Et le kendô 剣道, cet art martial au sabre, est la voie de l'épée. Certains mots renvoient à des doctrines religieuses ou philosophiques, comme le shintô 神道, littéralement la voie du divin.

DécouvrirLe shintoïsme

Toutes ces pratiques répondent à des exigences similaires et accordent une place primordiale à la spiritualité. Elles nécessitent quiétude, obédience et respect. À partir de la période mi-Edo (1603-1868), la pratique du se formalise. Quel que soit l'art, on y retrouve l'importance de la méditation silencieuse, la relation maître-élève ou encore l'apprentissage par la répétition. L'apprenti suit la forme dans les règles, puis la perfectionne avant de la dépasser et de ne faire qu'un avec elle. Il s'agit d'atteindre le mushin, l'essence du dô. Le mushin 無心, "sans pensée", est cet état dans lequel l'action et la pensée ne font qu'un, menant à l'acceptation du monde tel qu'il est. Ainsi, le n'est pas seulement un apprentissage mais également une transformation de soi. C'est un véritable cheminement.

À lire aussi : Les arts martiaux japonais

Kendô

Kendô

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs