Hatsumôde   初詣

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Hatsumôde au sanctuaire Fushimi-Inari à Kyôto

Hatsumôde au sanctuaire Fushimi-Inari à Kyôto

Hatsumôde dans un temple de Tokyo

Hatsumôde dans un temple de Tokyo

Entrée du sanctuaire Meiji Jingu lors du hatsumôde

Entrée du sanctuaire Meiji Jingu lors du hatsumôde

Le passage obligé du nouvel an

Le Hatsumôde correspond à la toute première visite au temple de l’année. Les japonais sont très attachés à cette tradition qui déplacent les foules sur les trois premiers jours de janvier dans les plus grands sanctuaires de Tokyo, comme dans tout l’archipel.

La mode du hatsumôde

La tradition du hatsumôde remonte à l’époque d’Edo (1603-1868), durant laquelle elle était déjà très importante. Les Japonais se déplacent pour remercier les dieux pour l’année qui vient de s’achever et pour demander leur protection pour celle qui commence. En effet, le hatsumôde se pratique dès minuit le 1er janvier. Pour l’occasion, à Tokyo, les trains circulent toute la nuit du 31 décembre  au 1er janvier. Et il y a aussi des trains spéciaux qui emmènent les plus courageux jusqu'au bord de mer où ils peuvent aller admirer le premier lever de soleil de l’année.

Pour aider les visiteurs à supporter la longue attente dans le froid, des stands de nourritures et de boissons s'installent à l'entrée des temples et des sanctuaires. À Tokyo, les sanctuaires Yasukuni-Jinja et Kanda-Myojin offrent même du sake et le Tokyo Daijingu, une soupe de haricots rouges, pour partager tous ensemble et plus agréablement, ce moment important.

Voici la liste des lieux les plus visités pour le hatsumôde (des trois premiers jours de l’année):

  • Meiji-Jingu (Harajuku, Tokyo) : le sanctuaire shinto le plus visité chaque année pour le hatsumôde, avec près de 3 200 000 personnes qui se rendent dans cet oasis de verdure en plein Tokyo.

Foule au temple Sensô-ji d'Asakusa

Foule au temple Sensô-ji d'Asakusa lors du hatsumôde du 1er janvier

  • Kawasaki-Daishi (Kawasaki, Kanagawa) : à 30 minutes à peine en train depuis la gare de Shinagawa (Tokyo), autant la ferveur que les multiples bâtiments séduisent les 3 100 000 de fidèles qui s’y pressent.
  • Narita-San (Narita, Chiba) : même le trajet en train d'une heure depuis Tokyo ne rebute pas les 3 millions de personnes qui s'y pressent chaque année.
  • Sensô-Ji (Asakusa, Tokyo) : en plein centre de la capitale, le célèbre temple Sensô-Ji attire 2 800 000 personnes pour un hatsumôde très populaire.
  • Fushimi-Inari (Kyoto) : en cinquième position, arrive un temple de la région du Kansai dont l'atmosphère magique attire 2 700 000 personnes.

Temple bouddhiste ou sanctuaire shintô ?

Il s’est passé un phénomène particulier au Japon, le syncrétisme. Les dieux du shintoïsme et ceux du bouddhisme, "Shinbutsu Shûgô", se sont confondus durant plus de mille ans et jusqu’à l’ère Meiji (1668-1912). Si bien que, pour les Japonais, il est tout à fait naturel de ne pas les différencier et de vivre en harmonie avec les deux. Néanmoins, Il existe quelques différences dans la façon de les honorer.

Hatsumôde à Tokyo

Hatsumôde à Tokyo

Dans un sanctuaire shintô : 1. S’incliner, 2. Faire sonner le grelot pour annoncer votre venue, 3. Mettre une pièce dans le tronc, 4. S’incliner deux fois, taper dans les mains deux fois et à nouveau s’incliner une fois, 5. S’incliner une dernière fois avant de quitter le temple.

Dans un temple bouddhiste : 1. S’incliner, 2. Sonner la cloche, 3. Mettre une pièce dans le tronc, 4. Prier avec les deux mains jointes devant la poitrine, 5. S’incliner.

Mettre une pièce ou un billet dans le tronc se nomme le Saisen. Il correspond d’une part à une sorte de purification de l’âme, le contact avec l’argent étant considéré comme impur, et d’une autre part à un remerciement aux dieux pour leurs bienveillance.

Peu importe le montant que l’on donne, même 5 yens (environ 4 centimes d'euros) peuvent suffire. Un jeu de mots est connu à ce propos puisque 5 yens, Goen en japonais, signifiant avoir une bonne relation. 

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