Le goshuinchô   御朱印帳

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Un Goshuinchô est composé de plusieurs pages en accordéon

Un Goshuinchô est composé de plusieurs pages en accordéon

Le petit carnet pour collectionner les sceaux des temples japonais !

Qu'il soit utilisé à des fins religieuses ou touristiques, le goshuinchô est un élément important de la culture japonaise. Composé de plusieurs feuilles de papier assemblées en accordéon, ce petit carnet permet de collectionner les sceaux officiels des temples et sanctuaires que vous visitez. Un bon moyen de garder un souvenir du Japon, qui permet également de compléter sa collection à chaque voyage.

Un carnet porte-bonheur

Petit livret dans lequel on collectionne les sceaux officiels des temples et sanctuaires visité au Japon, le goshuinchô est bien plus qu'un simple carnet de collection.

Sceaux officiels des lieux de culte, les goshuin (ou ''sceau'' en Japonais) sont composés d'un tampon rouge et d'une calligraphie propres à chaque lieu saint. Cette dernière est réalisée par un moine ou un employé du temple à l'encre de Chine, et indique le nom du lieu, la date de visite, et une petite bénédiction censée porter bonheur au possesseur du carnet.

En effet, le goshuinchô aurait également des vertus protectrices ! Et de nombreux Japonais le perçoivent aussi bien comme un moyen d'obtenir un charme personnel que comme une manière plus touristique de collectionner les tampons des temples et sanctuaires de l'archipel.

À lire : Les porte-bonheurs des temples japonais

Il faut tous les collectionner !

Il faut tous les collectionner !

Bien que les goshuinchô soient très populaires au Japon, l'origine de la coutume est plutôt vague. Et il est très difficile de dire avec exactitude à quand remonte les premières collections de goshuin. D'autant plus qu'autrefois, les sceaux ne servaient pas aux pèlerins mais aux religieux comme moyen de certifier un document officiel.

Ce côté ''officiel'', le goshuinchô le conserve néanmoins aujourd'hui. Moyen pour les pèlerins d'attester qu'ils ont bien visité tous les lieux sacrés d'un pèlerinage, le petit carnet est désormais un souvenir touristique qu'on conserve précieusement avec soi.

Où acheter un goshuinchô ?

Il existe des centaines de modèles différents

Il existe des centaines de modèles différents

Vous pourrez vous procurer un goshuinchô directement dans les temples et sanctuaires que vous visitez, mais également dans les grandes librairies et papeteries de l'archipel.

Le prix varie alors selon le lieu où vous l'achetez, l'épaisseur du papier à encre, et le design du carnet. En effet, il y en a absolument pour tous les goûts ! De couleur vive ou neutre, unie ou à motif, la couverture du goshuinchô doit avant tout plaire à celui qui le possède.

Comptez ainsi entre 1 000 et 2 000 yens (entre 7,76 et 15,52 euros) en moyenne pour obtenir votre carnet.

À la recherche des sceaux

Une fois votre goshuinchô en poche, vous pouvez partir à la recherche des sceaux !

Une grande partie des lieux de culte possèdent un sceau officiel qu'il est possible d'obtenir à la boutique du temple où sont vendus les porte-bonheurs. Ce dernier coûte 300 yens en moyenne (2,33 euros), et les Japonais ont coutume de le demander une fois la visite du temple ou du sanctuaire terminée.

D'une durée de quelques minutes, l'obtention du sceau ne requiert pas de notions de Japonais pour être effectuée.

En effet, la plupart des lieux saints possèdent leur propre bénédiction et ne demandent pas aux possesseurs de goshuinchô de choisir leurs charmes. Cependant, dans les temples et les sanctuaires les plus renommés du pays, vous pourrez parfois avoir à choisir entre plusieurs bénédictions. Un choix qui n'est en réalité pas aussi cornélien qu'il n'y paraît, puisque ces lieux de culte très prisés des touristes possèdent généralement une traduction en anglais de leurs petites phrases porte-bonheurs.

Voir aussi : Hanko, le sceau japonais

La réalisation d'un sceau ne prend que quelques minutes

La réalisation d'un sceau ne prend que quelques minutes

Attention cependant à ne pas être trop pressé pour obtenir votre sceau !

En effet, la collection des sceaux est une pratique très répandue chez les Japonais. Et certaines personnes ont même parfois plusieurs goshuinchô qu'elles organisent en fonction de thèmes précis (elles auront par exemple un carnet pour les sanctuaires Inari, un autre spécialement dédié au pèlerinage de Shikoku, etc). En période d'affluence, il n'est donc pas rare de devoir faire la queue devant la boutique du temple pour compléter son goshuinchô. Prenez votre mal en patience !

Enfin, si vous oubliez votre carnet le jour de votre visite, demandez à recevoir le sceau sur une petite feuille à calligraphie. Vous pourrez ensuite la coller dans votre goshuinchô ni vu ni connu.

La collection des sceaux est très addictive ! Et une fois lancée, il très difficile de s'arrêter tant que le carnet n'est pas complet. Le goshuinchô est donc un souvenir idéal à ramener du Japon pour tous ceux qui ont prévu de compléter leur collection à chaque voyage.

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