Le karate   空手

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Karate

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Des karatekas

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Le dojo spécial du nouveau musée du karaté à Okinawa,  "Shurei no Yakata"

Le dojo spécial du nouveau musée du karaté à Okinawa, "Shurei no Yakata"

Un coup de pied circulaire à la japonaise

Le karate est sûrement l'art martial japonais le plus populaire à l'étranger. Connu pour ses coups de pieds spectaculaires qui ont fait le miel de nombres de films d'action, le karate est d'abord l'héritier d'une très vieille tradition guerrière dont les origines mythiques remonteraient à l'antiquité chinoise. Retour sur le futur sport Olympiques des Olympiades de 2020 prévues à Tokyo.

Le dojo spécial du musée du karaté à Okinawa, vu de l'extérieur

Le dojo spécial du musée du karaté à Okinawa, vu de l'extérieur

Les origines okinawaïennes du karate

Les origines mythologiques du karate remonteraient au moine bouddhiste Bodhidharma, fondateur du zen au Vème siècle et créateur du kung-fu Shaolin enseigné aux moins du célèbre temple chinois Shaolin. Cet art aurait ensuite été importé dans le royaume des Ryûkyû du côté d’Okinawa, où il devint le "tô-te" ("" étant le kanji signifiant la dynastie des Tang qui a gouverné la Chine et "te" étant le kanji de la main) puis au XIXe siècle, l’Okinawa-te.

Voir aussi : Okinawa : un nouveau musée du karate

Dans la pratique, deux écoles majeures ont façonné le karate moderne, prenant chacune le nom de la ville dans laquelle elles se sont développées : le shuri-te et le naha-te. C’est un style de karate issu de cette dernière école qui sera le premier présenté sur l’archipel du Japon en 1935 par le fondateur de l’école Gôjû-ryû, Chôjun Miyagi. Cette présentation devant l’organisme japonais chargé de contrôler les arts martiaux, le Dai Nippon Butokukai, fut un succès, et marqua l’entrée de cet art martial dans les us japonais. L’année suivante, le tô-te prend le nom de karate ("main vide").

Voir aussi Le château de shuri

Un art martial complet

Le karate est un art martial complet qui intègre notamment différents coups de pieds circulaires (mawashi-geri), directs (mae-geri), de côté (yoko-geri), écrasants (fumikomi-geri) ou retombants (mawashi-ushiro-geri) ; des coups de genou (hiza-geri) ; ainsi que des frappes de main particulières à 1,2 phalanges (ippon/nihon-ken-zuki) et du tranchant de la main. Il existe même des attaques avec deux doigts aux yeux. La pratique du karate se divise elle en trois catégories : le kihon, qui est la répétition des mouvements de base ; les kata, qui comme dans d’autres arts martiaux japonais, sont des enchaînements de coups simulant un combat ; le kimute, qui est le combat proprement dit. Chaque école utilise ces frappes avec des techniques, des postures qui lui sont propres, démultipliant les styles de karate.

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Karaté

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Un nombre grandissant d’écoles

Le karate a donné naissance au XXe siècle à un grand nombre d’écoles, fruit de l’inventivité des différents grands maîtres de la discipline. Il existe quatre grands courants : le Gôjû Ryû, le Wado Ryû, le Shito Ryû et le karate Shôtôkan (forme la plus pratiquée). Ce dernier se caractérise par des frappes puissantes et un accent mis sur le blocage des coups, alors qu’une école comme le Wado Ryû promeut plutôt l’esquive. L’art de la casse est lui très important au sein de l’école Gôjû Ryû, une importance que l’on retrouve dans l’école plus récente du Kyokushinkai, l’école de karate qui met le plus l’accent sur l’efficacité des coups.

Voir aussi : Les arts martiaux japonais

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