Le système scolaire japonais   日本の学校制度

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Des écoliers japonais en classe

classe japonaise

Une salle de classe de lycée japonais

Des écoliers Japonais en sortie scolaire

Des écoliers Japonais en sortie scolaire

À l'école japonaise

Réputé très exigeant, le système scolaire japonais est semblable au cursus français en bien des points, et pourtant très différent. On connait bien les écoliers japonais et leurs fameux uniformes, mais qu’en est-il du fonctionnement et de l’organisation des études ?

La structure des études

Le système scolaire japonais a été créé durant l’ère Meiji (1868-1912). Aujourd’hui, l’enseignement est obligatoire pour tous les garçons et les filles de 6 ans à 15 ans. Le découpage des cycles est assez similaire à celui de la France : après la maternelle facultative (yôchien) durant 3 ans, vient l’enseignement primaire (shôgakkô), qui dure 6 ans (de 6 à 12 ans environ). Les élèves entrent ensuite au collège (Chûgakkô) en 3 ans, et enfin le lycée (Kôtôgakkô, souvent abrégé en kôkô) jusqu'à l'année des 18 ans, non obligatoire mais très suivi. Il n'y a pas de frais de scolarité, cependant les parents auront à débourser jusqu'à plusieurs millers d'euros à l'année (pour l'uniforme, le déjeuner, le club de sport, etc...). Le port de l’uniforme est obligatoire dans la majorité des établissements primaires et secondaires. 

Après avoir terminé l’enseignement obligatoire, les jeunes japonais entrent au lycée général, agricole ou encore professionnel. Il n'y a pas de système de filières au Japon, tout le monde suit les mêmes matières. Ce que l'on compare à notre baccalauréat est en réalité le test du Centre national des admissions à l’université, communément appelé "Test Sentâ". Il s’agit d’un diplôme d’entrée à l’université très sélectif et primordial pour les lycéens qui souhaitent poursuivre des études supérieures. Une fois ce sésame en poche, les Japonais entrent à l’université, publique ou privée, ou dans des grandes écoles. Les diplômes de la fac japonaise s’organisent de la même façon qu’en France, sur le modèle Licence-Master-Doctorat, cependant la licence dure 4 ans (contre 3 ans France).

étudiants à l'université de Tokyo

Des étudiants à l'université de Tokyo

L’année scolaire japonaise

Fait rare dans l’hémisphère nord, l’année scolaire japonaise débute en avril. Elle est découpée en trois périodes séparées par des vacances : une première de début avril à mi-juillet, une deuxième de septembre à fin décembre et une dernière de début janvier à début mars. En tout, les élèves profitent de dix semaines de vacances dans l’année, contre seize en France.

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Les élèves japonais ont cours du lundi au vendredi, généralement de 8h30 à 15h30 ainsi que deux samedis par mois. Cependant, nombre d’élèves suivent en plus des cours du soir (gakushû juku) pour améliorer leurs résultats. Ils participent aussi à de nombreux clubs intégrés à l'école et les activités extra-scolaires sont très encouragées (sport, musique, dessin). Durant leurs études, les jeunes étudient entre autres le japonais, l'arithmétique, les sciences, l'anglais, la musique, l'éducation civique, mais aussi les arts ménagers comme la couture et la cuisine.

Un système rigoureux et sélectif

De part son fonctionnement ainsi que la mentalité de la société japonaise en général, le système éducatif japonais a tendance à la compétition et à l'élitisme. La discipline y est très forte, ainsi que la notion de hiérarchie et de respect, tout particulièrement envers le sensei (professeur). L'acquisition des connaissances repose surtout sur l'apprentissage par cœur, et de nombreux examens basés sur des QCM ponctuent l'année. En primaire, les enfants doivent également participer à l’entretien de l'école après les cours. Chaque élève (ainsi que ses parents) souhaite entrer dans le meilleur collège, le meilleur lycée, public ou privé et obtenir enfin les meilleurs résultats au Sentâ pour suivre les cours dans une université renommée. Ainsi, la grande majorité des élèves travaille dur et suit des cours du soir pour s'améliorer. Heureusement, les choses se calment à l'université où les Japonais peuvent pleinement profiter de leur vie étudiante s'ils en ont les moyens, puisque les universités privées réputées coûtent environ 10 000 euros par an ! Enfin, après un processus de recherche d'emploi très codifié qu'on appelle le shûkatsu, la plupart des jeunes diplômés trouvent un travail dès la fin de leurs études.

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Officiellement pas d’école le samedi depuis 2002.

Erreurs...

Cet article comporte quelques erreurs... L'examen final du kôtogakkô n'est en aucun cas un diplôme d'entrée à l'université, et la fin du lycée n'est pas du tout conditionnée à la réussite de ce test. En fait, il n'a aucune réelle valeur. Il permet surtout aux lycéens d'estimer leurs chances de réussir le vrai concours d'entrée à l'université, chaque concours étant différent en fonction de l'université choisie. Une fois cet examen passé et les résultats publiés, le lycéen a généralement une bonne idée de ses chances de réussite, et peut alors décider soit de passer le concours de la fac de son choix, soit de s'inscrire dans une école préparatoire, qui a pour but de préparer les élèves au mieux au concours d'entrée à l'université (rien à voir avec notre hypokhâgne, qu'on appelle souvent "prépa", et dont le niveau est très largement supérieur à celui de n'importe quelle filière de n'importe quelle fac française).