Torii, le portail japonais   鳥居

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Le torii du Dieu de la mer

Le torii du Dieu de la mer

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Prêts à grimper les 500 marches du Kinko Inari?

Feux d'artifices "hanabi" près du sanctuaire d'Itsukushima à Miyajima.

Feux d'artifices "hanabi" près du sanctuaire d'Itsukushima à Miyajima.

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La vue sur la ville de Kobe depuis le Kitano Tenman-jinja

Une autre porte sur le Japon

Les sanctuaires japonais ont souvent une porte avant leur porte : les torii. Ces portes délimitent la frontière entre le monde matériel et l'espace sacré du sanctuaire, et sont devenues des symboles particulièrement caractéristiques du religieux au Japon.

Une porte à double linteau

Le torii trouverait sa source dans les portails torana, pièce d'architecture du Népal qui annoncent l'entrée d'une enceinte sacrée ou d'une ville. Ils auraient aussi été à l'origine des paifang, qui, dans un style beaucoup plus travaillé, possèdent une ressemblance certaine avec les torii.

Ils sont habituellement réalisés en bois, et peints en vermillon. Certaines variantes avec la base peinte en noir existent aussi par ailleurs, comme les torii en pierre. Un torii est constitué de deux linteaux, un linteau supérieur, dont les extrémités peuvent être recourbées vers le haut, appelé

sanctuaire-mishima

Les sanctuaires cachés au coeur de la végétation

kasagi ainsi qu'un linteau inférieur qui est appelé nuki. Ils sont soutenus par deux piliers, appelés en japonais hashira, qui dans certains cas peuvent être accompagnés d'un plus petit pilier à l'avant et à l'arrière, orientés sur une ligne perpendiculaire aux linteaux.

Il existe un nombre incroyable de types de torii, mais ils peuvent être subdivisés en deux grandes catégories : shinmei torii (les torii droits) et myôjin torii (les torii recourbés).

Torii en pierre à l'entrée du temple bouddhiste Shitennô-ji

Une symbolique shinto ?

La question de savoir si l'introduction des torii au Japon est consécutive à l'arrivée du bouddhisme sur l'archipel reste toujours sans réponse. Les torii sont habituellement placés à l'entrée des sanctuaires shinto, mais il existe des exemples au Japon où ces mêmes portes ouvrent sur un temple bouddhiste, ce qui est le cas du temple Shitennô-ji d'Ôsaka, plus vieux temple bouddhiste du pays érigé en 593 sous l'égide du patron du bouddhisme japonais, le prince Shôtoku. Un immense torii en pierre, qui a remplacé le torii d'origine en bois après un incendie en 1294, peut y être trouvé.

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Quelques torii iconiques du Japon

Le torii est devenu iconique à travers quelques constructions. On peut citer en exemple le torii du sanctuaire d'Itsukushima, situé au bord de la plage de Miyajima, île de la baie de Hiroshima. Traditionnellement, les voyageurs devaient passer sous ce torii avant de mettre pied sur la terre sacrée de l'île. Il s'agit par ailleurs d'une des "trois vues les plus célèbres du Japon". Un autre exemple est l'allée de torii du Fushimi Inari-taisha, sanctuaire dédié à la divinité Inari. Plusieurs milliers de torii sont alignés en un chemin le long de la colline où se trouve le sanctuaire.

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Fushimi Inari

Les torii de Fushimi Inari.

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