Uchi et Soto   内と外

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Uchi et Soto constituent la base des codes sociaux auxquels les Japonais se conforment

Uchi et Soto constituent la base des codes sociaux auxquels les Japonais se conforment

Uchi et Soto : au Japon, à tout âge, dans sa propre famille, à l'école, dans un club de sport ou bien en entreprise, on doit connaître sa place

Uchi et Soto : au Japon, à tout âge, dans sa propre famille, à l'école, dans un club de sport ou bien en entreprise, on doit connaître sa place

Le concept d'uchi et soto est profondément ancré dans la culture japonaise.

Le concept d'uchi et soto est profondément ancré dans la culture japonaise.

Tokugawa Ieyasu

Portrait de Tokugawa Ieyasu.

Couple mixte avec un homme blanc "gaijin" (étranger) et une femme japonaise

Couple mixte avec un homme blanc "gaijin" (étranger) et une femme japonaise

Les cercles sociaux au Japon

Le concept d'uchi et soto est profondément ancré dans la culture japonaise. Il calibre les relations humaines. C'est la frontière entre ce qui est nôtre et ce qui est autre.

Uchi et soto, la définition

L'uchi signifie l'intérieur, le chez-soi. Par extension, ce terme renvoie au groupe auquel on appartient. Le soto, à l'opposé, correspond à l'extérieur, à ce qui est en dehors, aux autres groupes, à l'étranger. Cette distinction est opérée au quotidien et constitue la base des codes sociaux auxquels se conformer.

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La logique de cercles

Plutôt que l'individu, les relations inter-sociales priment au Japon. À tout âge, dans sa propre famille, à l'école, dans un club de sport ou bien en entreprise, on doit connaître sa place. Cette dernière dépend de la hiérarchie interne du groupe, mais aussi du contexte et des autres forces en présence. Elle n'est pas figée. 

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Ainsi, votre position et celle de votre interlocuteur détermineront le comportement et le discours à adopter : informel, poli, humble voire honorifique ! L'utilisation du vouvoiement en français répond aux mêmes types de mécanismes. Mais en japonais, la grammaire, le niveau de langage et le vocabulaire eux-mêmes se modifient. Un véritable casse-tête !

L'héritage de la famille traditionnelle

Vous avez peut-être remarqué combien il est rare d'être invité dans la demeure d'un Japonais ? Ce n'est pas un hasard. L'uchi et le soto trouvent leur origine dans le sytème de maisonnée (ie en japonais) qui s'est développé sous la période Tokugawa (1600-1868).

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La famille, que l'on peut assimiler à un clan, était une unité isolée, soudée, menée par le chef de famille. À l'intérieur, les portes coulissantes en papier laissent deviner la proximité de ses membres. Une personne extérieure serait très indélicate de se comporter comme part du uchi. Alors, comment s'intégrer en tant qu'étranger ?

Être un gaijin

Cette culture d'uchi et soto incite les Japonais à, bien souvent, appeler une personne d'un autre pays un gaijin (外人, un étranger, littéralement "personne de l'extérieur"). Peu importe le nombre d'années passées au Japon ou la maîtrise de la langue ! Si une personne présente des traits distinctifs d'un Japonais, elle sera perçue comme soto et même ignorée afin de maintenir l'harmonie des relations du groupe uchi

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Et lorsqu'il attise la curiosité, le gaijin ne fait des rencontres que bien éphémères... Pour autant, ce plafond de verre n'est pas infranchissable, heureusement ! S'intégrer au Japon signifie simplement faire partie de cercles, qu'ils soient amicaux, professionnels ou de loisirs. La patience, l'humilité, la compréhension et le saké seront vos meilleurs alliés.

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