Wafuku, les vêtements et accessoires traditionnels   和装

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Dressing japonais

Petit tour d'horizon des indispensables de la garde-robe traditionnelle japonaise !

Au cours de l'ère Meiji (1868-1912), le wafuku, vêtement japonais, tombe en désuétude au profit des tenues occidentales, yôfuku. Les japonaises délaissent progressivement le kimono pour les robes à tournure et succombent aux coiffures occidentales. Par son évolution, la nature de son tissu et ses codes, le wafuku est extrêmement instructif et renseigne le statut marital, la classe sociale et la mode du moment. 


Les vêtements

  • FUNDOSHI 褌

Le fundoshi est le sous-vêtement masculin traditionnel que seuls les participants aux matsuri continuent de revêtir lors des processions de chars et défilés. Le pagne porté par les sumotoris, appelé mawashi est une sorte de fundoshi rigide et bien plus solide.

  • FURISODE 振袖

Le furisode est un style de kimono aux motifs colorés et aux très longues manches ; celles-ci pouvant atteindre plus d’un mètre de longueur ! Ce sont les jeunes filles non mariées qui, traditionnellement, portent ce kimono de soie ; notamment lors de la cérémonie du Seijin Shiki, la cérémonie de la majorité.

  • HAORI 羽織

À l'origine, le haori est une veste ample souvent sans motif extérieur porté par les hommes. Il est dorénavant porté également par les femmes.


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  • HAKAMA 袴

Le hakama est un long pantalon large, à plis, porté à l’époque féodale par les samouraïs et les nobles. Les sept plis du hakama (cinq devant et deux derrière) représenteraient les vertus du samouraï. Il est porté aujourd’hui lors de cérémonies et par les pratiquants d’arts martiaux, les prêtres shintoïstes, les moines bouddhistes.


  • HOMONGI 訪問着

Ce "kimono de visite" est destiné aux femmes mariées. Ses motifs sont souvent plus originaux et courent sur toute la longueur du kimono.

  • KIMONO 着物

Le kimono qui signifie "chose à endosser" est le terme générique désignant le costume traditionnel japonais. Il en existe pourtant de style très différent selon les formes, les couleurs et les tissus ; chacun bénéficiant de sa propre appellation.

  • KOSODE 小袖

En soie, le kosode est un vêtement en forme de T, plus court que le kimono. Considéré au départ comme un sous-vêtement, il se porte fermé par un obi comme un kimono à partir de l’époque Muromachi (1392-1573). Il se distingue par des manches courtes et étroites.

  • OBI 帯

Le obi permet de fermer le kimono, croisé sur la poitrine. Selon son type de nœud placé devant ou derrière, cette ceinture en tissu indique le rang social d’une personne.

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  • SAMUE 作務衣

Généralement en coton bleu, le samue est une tenue ample constituée d’un pantalon et d’une veste. Vêtement de travail des moines lors de leurs activités quotidiennes, il est aujourd’hui considéré comme un vêtement d’intérieur, porté par tous.

  • TOMESODE 留袖

Ce kimono formel se divise en deux types : l’irotomesode 色留袖 et le kurotomesode 黒留袖. Toujours de couleur noir, le kurotomesode est orné de motifs aux fils d’or et d’argent uniquement dans sa partie inférieure. Il s’agit d’un vêtement très formel porté par les mères des mariés lors d’une cérémonie de mariage ou par des geishas en représentations. De couleur unie, l’irotomesode, tout comme le kurotomesode, ne comporte pas de motif au-dessus de la taille. C’est un kimono élégant et formel, réservé aux femmes mariées ou des femmes non mariées plus âgées. Les tomesode ont bien souvent le mon de la famille imprimé sur les manches, la poitrine et le dos.

  • UCHIKAKE 打 掛

L’uchikake est un long manteau de mariage disposant d’une traîne. La mariée le porte ouvert au-dessus d’un kimono appelé kakeshita. Particulièrement précieux, il peut être entièrement blanc ou de brocart orné de motifs porte-bonheur (fleurs, de pins, de grues).




  • YUKATA 浴衣

Le yukata est un kimono plus léger et confortable en coton ou en lin. Il est porté indistinctement par les hommes et les femmes en particulier lors des matsuri estivaux ou dans les onsens.

En avant, marche ! 

  • GETA下駄

Les geta sont des sandales en bois. Elles peuvent être simples ou surrélevées par des ha (dents) placées sous la semelle ce qui permet de garder les pieds secs en cas de pluie ou de neige.

  • JIKA-TABI 地下足袋

La jika-tabi, chaussure à deux doigts disposant d’une semelle en caoutchouc. Elle a été créée pour les ouvriers au début du XXe siècle en s’inspirant des tabi.

  • OKOBO おこぼ

Surtout portés par les maiko, les okobo sont des sandales à lanières et à plateforme. La couleur de la lanière renseigne sur le statut de la maiko (débutante ou expérimentée) dans son okiya.

  • TABI 足袋

Cette chaussette à deux doigts (séparation entre les orteils) s’enfile par l’arrière et se ferme par des attaches métalliques. Vous trouverez aujourd’hui des tabi modernes à enfiler comme des chaussettes occidentales dans de nombreux magasins.

  • WARAJI 草鞋

En paille de riz, les waraji sont des sandales lacées à la cheville par une cordelette.

  • ZORI 草履

Les zori sont des sandales à semelles plates et à lanières. Dans la confection de zori modernes, le plastique et le caoutchouc ont remplacé la paille de riz.

Les accessoires

  • INRO 印籠

Boîte à plusieurs compartiments en matériaux précieux comme la laque, le bois ou la céramique suspendue à le obi par une cordelette.

  • KANZASHI 簪

Le kanzashi, un ornement pour cheveux allant du plus simple au plus extraordinaire, est confectionné en soie, métal, or ou écailles de tortue.

  • KINCHAKU 巾着

Le kinchaku est un sac en tissu muni de cordons permettant de transporter des effets personnels.

  • KISERU 煙管

Apparu au début de l’époque d’Edo, le kiseru est une longue et fine pipe en métal ou en bambou pour fumer du tabac.

  • SAGEMONO 提げ物

Les "choses qui pendent", sagemono, sont des accessoires (porte-monnaie, nécessaire à écrire, étui à pipe, poches à tabac, inrô, boîtes à pilule), souvent très raffinés, accrochés au obi ; les vêtements traditionnels comme le kimono étant dépourvu de poches. Ces objets sont suspendus par une cordelette glissée entre la ceinture et le kimono. Le netsuke, petite sculpture en bois ou ivoire, percée d’un ou deux trous, est fixé au cordon du sagemono. Il fait office de taquet en empêchant le cordon de glisser et maintient les accessoires à l’obi.

  • SENSU 扇子 ou ÔGI 扇

Le sensu est un éventail pliant, en papier ou en soie, traditionnellement utilisé par les hommes et les femmes de la cour impériale lors de cérémonies officielles. Devenu ensuite objet de mode, il est aujourd’hui encore un accessoire des acteurs de kabuki et de 

  • UCHIWA 団扇

L’uchiwa est un éventail rigide et non pliable en papier ou en soie, de forme ronde, carrée ou ovale. À l’époque d’Edo, les jeunes femmes arborent des uchiwa aux motifs liés aux modes et aux saisons. Il donne naissance à un genre d’estampe ukiyo-e, les uchiwa-e dans lesquelles une scène narrative ou des portraits sont insérés dans un uchiwa.

  • WAGASA 和傘

Le wagasa est un parapluie traditionnel, réalisé à la main, en papier washi huilé et à l’armature en bambou. Sa toile en washi, étirée et fixée sur le cadre comptant 30 à 70 baleines en bambou, lui confère toute son élégance et une délicatesse toute relative. Les wagasa sont extrêmement résistants mais nécessitent tout de même des soins particuliers pour assurer leur longévité. Il est ainsi fortement conseillé de laisser sécher son wagasa ouvert dans un lieu sombre et ventilé. Il existe plusieurs types de wagasa : le bangasa, plus épais et plus robuste ; le janome kasa, moins nervuré et plus mince et enfin, le higasa, une ombrelle de grande dimension pour se protéger du soleil.

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