Les Jeux Olympiques 1964 de Tokyo   東京オリンピック1964

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Délégations olympiques

Délégations olympiques lors de la cérémonie d'ouverture des JO 1964

Stade olympique de Yoyogi

Stade olympique de Yoyogi

Stade olympique de Kasumigaoka

Stade olympique de Kasumigaoka en construction

Epreuve de volley-ball 1964

Epreuve de volley-ball 1964

Nihombashi Tokyo

Nihombashi de nos jours à Tokyo

Logo Tokyo 1964

Logo Tokyo 1964

La flamme olympique

La flamme olympique dans le stade

La renaissance de tout un pays

Les Jeux Olympiques de 1964 furent l’occasion pour le Japon de se relever totalement après les dévastations de la Seconde guerre mondiale. Par le sport, tout un pays a pu montrer son courage et son ambition de participer enfin pleinement au grand concert des nations occidentales.

Se relever par le sport

À l’origine, le Japon était candidat pour les XIIème olympiades qui devaient avoir lieu en 1940. Mais la guerre sino-japonaise commencée en 1937 et le déclenchement de la Seconde guerre mondiale mirent un coup d’arrêt à ce projet.

Après ces années de guerres dévastatrices, le Japon a enfin pu montrer un nouveau visage au monde. Le 10 octobre 1964, Tokyo a accueilli toutes les nations du sport dans le grand stade national Kasumigaoka, inauguré alors par l’empereur Hirohito. Depuis, cette date est devenue un jour férié au Japon, synonyme de la fête du sport, qui en l’an 2000 s’est déplacé au deuxième lundi d’octobre. Il est prévu qu’en 2020, pour célébrer les Jeux Olympiques de Tokyo, le jour du sport devienne le 24 juillet, le jour de la cérémonie d’ouverture des JO d'été 2020.


Infrastructures de pointe

En 1964, lors des Jeux Olympiques de Tokyo, 5 133 athlètes venus de 93 nations se sont affrontés lors de 163 épreuves. Ce fut les premiers du genre sur le continent asiatique.

Pour réussir au mieux ces Jeux de 1964, le Japon et surtout la ville de Tokyo avaient dû complètement effacer les stigmates de la guerre lors d’un effort immense de reconstruction, avec notamment des nouvelles infrastructures afin de faire entrer le pays dans la modernité.

Dans le secteur des transports, le train devait symboliser la puissance et la rapidité. Depuis 1956, la ligne principale Tôkaidô était entièrement électrifiée de Tokyo jusqu’à Kobe, faisant disparaître les locomotives à vapeur au profit de trains modernes qui, en 1958 proposaient un service "Kodama" (tokkyû) entre Tokyo et Osaka (6h50 de trajet).

Mais le plus impressionnant demeurait la première ligne à grande vitesse Shinkansen, sur laquelle un record de vitesse mondial était battu en 1963 à 256km/h, pour ouvrir le 1er octobre 1964 au grand public, juste avant les Jeux Olympiques. Le Shinkansen reliait alors Tokyo à Osaka en 4h !

Autre moyen de transport révolutionnaire, le Tokyo monorail, introduit le 17 septembre 1964, permettant une liaison rapide entre l’aéroport d’Haneda et le centre ville en une vingtaine de minutes alors qu’auparavant il fallait parfois 2h en voiture tellement les routes étaient embouteillées !

Les travaux de construction du monorail de Tokyo-Haneda furent très rapidement menés, en 1 an et 3 mois.

Logo Tokyo 1964

Logo Tokyo 1964

Au niveau routier, une voie express métropolitaine traversait la ville de Tokyo, la Shuto Kôsoku. C’était l’ère de la voiture toute puissante, ce qui marqua la fin du réseau des tramways de la ville. La plupart des rivières et canaux étaient aussi enfouis pour laisser passer ces autoroutes urbaines, défigurant même des trésors du patrimoine comme le pont historique de Nihonbashi. Mais il faut dire aussi qu'il y avait également des raisons de prévention des catastrophes naturelles.


Une grande réussite

Le Japon, et particulièrement la ville de Tokyo, changea de visage grâce à ces modernisations et une reconstruction à grande vitesse. Le pays tout entier voulait montrer au monde entier sa capacité nouvelle à entrer dans la course à la croissance économique mondiale. Cela propulsera l'archipel à la deuxième place mondiale derrière les Etats-Unis, en peu de temps. Le développement urbain qui se passa fut alors saisissant.

À cette époque, le sport devint aussi très proche des Japonais et le gouvernement les encouragea à en avoir une pratique régulière.

Le stade National Kasumigaoka, symbole fort des JO de 1964, le sera aussi en 2020 avec sa totale reconstruction par l’architecte Kengo Kuma. Il accueillera à nouveau les cérémonies d’ouverture et de clôture, ainsi que les épreuves d’athlétisme et de football.

Plusieurs autres lieux, construits pour les Jeux Olympiques de 1964 sont réutilisés en 2020. Ils sont regroupés dans ce que les organisateurs ont appelé la "zone héritage". Parmi eux, le stage Yoyogi au coeur de Tokyo entre les quartier d'Harajuku et de Shibuya.

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