Les samouraïs : sur les traces des guerriers japonais   侍

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Défilé de samourais lors d'un festival

Le défilé des hommes en armures, étendards au vent est un spectacle à ne pas manquer !

Les katana, les sabres japonais

Les sabres japonais katana, un des symbole du Japon dans le monde.

Le chateau de Himeji

Le donjon du château de Himeji semble n'avoir que 5 étages, mais en comprend un caché.

Ancienne photographie de Samourais

Samouraïs partisans de l'empereur lors de la guerre de Boshin, 1868.

Festival Kiyomori

Tenues de guerriers samouraïs lors du festival Kiyomori.

SAMOURAIS : L'HISTOIRE D'UN EMBLÈME

Découvrez l'histoire millénaire des samouraïs et visitez les endroits qu'ils ont marqués de leur empreinte.

Au service des seigneurs

Le mot "samouraï" dérive du verbe servir. Les guerriers (bushi) sont ceux qui servent un seigneur en échange d’une récompense : des terres ou un salaire. Un samouraï sans maître était un ronin et ne valait guère mieux qu’un vagabond. Beaucoup de samouraïs étaient de petits soldats cultivant eux-mêmes leur lopin de terre, loin des grands seigneurs de la guerre, les daimyo. À l’époque Heian (794-1185), ils ne sont que des guerriers au service de la noblesse - qu’il vont cependant vite dominer. Au Xe siècle, le clan guerrier Minamoto impose un gouvernement par les guerriers, le bakufu, dirigé par un shôgun (général). Ils vont alors devenir une élite guerrière disposant de sa propre culture.

TEMPLES ET CHÂTEAUX DES SAMOURAIS

Les samouraïs sont alors un groupe imprégné du bouddhisme zen, qu’ils considèrent proche de l'esprit des bushi. Ils connaissaient le raffinement et se passionnent pour la cérémonie du thé ou le théâtre Nô. Kamakura fut la grande cité des guerriers, capitale du premier bakufu. On y voit encore aujourd’hui le festival Yabusame qui rappelle les concours entre guerriers.

Ils connaissent leur apogée durant l'époque Sengoku ("Royaumes combattants", du milieu du XVe siècle à la fin du XVIe siècle) où la seule loi, celle du plus fort, leur permettent de s’élever rapidement dans la société. C’est à cette époque qu’apparaissent les grands châteaux comme Osaka, Himeji ou Kumamoto. Apparaissent aussi les dojos, correspondant à des styles d’arts martiaux différents. Ces samouraïs sont bien éloignés de notre image : rapides à trahir leurs maîtres, à changer de camp ou à se révolter, ils font régner la terreur dans les campagnes.

Le bushido

C’est à la période Edo (1603-1868) que les nouveaux shoguns Tokugawa créent le samouraï que nous connaissons, respectueux de la voie du guerrier, le bushido. Ces samouraïs sont alors avant tout fidèles, sobres et concentrés sur leur entraînement aux armes en période de paix. Les Tokugawa les transforment progressivement en un groupe fermé de fonctionnaires d’Etat sans fief mais recevant un salaire. La transformation est facile à observer en visitant le château Nijo à Kyoto.

DISPARITION ET HÉRITAGE DES SAMOURAIS

Les samouraïs disparaissent officiellement au début de l’époque Meiji (1868-1912) lorsqu’ils perdent l’ensemble de leurs privilèges, dont le port du sabre ainsi que leurs revenus. La plupart se reconvertissent dans des métiers courants, sauf les quelques irréductibles qui menent la révolte de Saigo Takamori en 1873.

Le bushido contamina cependant d’autres couches de la société. Il fut systématiquement enseigné aux soldats jusqu’à la défaite de 1945 mais on en retrouve des traces dans l’esprit et la hiérarchie de certaines grandes entreprises d’origine ancienne ainsi que dans la pratique toujours courante des arts martiaux comme sport.

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