Comment faire un pèlerinage au Japon   日本の巡礼

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Les chemins historiques de Kumano Kodo à travers la forêt

Les chemins historiques de Kumano Kodo à travers la forêt

Les statues pieuses jalonnent le O-Henro, chemin de pèlerinage de l’île de Shikoku

Les statues pieuses jalonnent le O-Henro, chemin de pèlerinage de l’île de Shikoku.

Naruto abrite les deux premiers temples des 88 temples du fameux pèlerinage de Shikoku.

Naruto abrite les deux premiers temples des 88 temples du fameux pèlerinage de Shikoku.

Le temple Hashidate-Do, 28ème temple du pèlerinage Chichibu

Le bâton de pèlerin au pays du soleil levant

Le pèlerinage est depuis de nombreux siècle un exercice très populaire dans l'archipel. Censé à l'origine rendre hommage aux figures tutélaires du bouddhisme et du shintoïsme ainsi qu'aux grands moines tels que Kukai, ses chemins sont de nos jours empruntés par tous ceux qui veulent retrouver le côté mystique du Japon.

Le pèlerinage est une très vieille tradition japonaise

L'importance du pèlerinage dans la pratique religieuse au Japon se confond avec l'enracinement du bouddhisme dans le pays, notamment à partir de l'époque Heian (794 - 1185). Cette pratique est alors centrée autour des montagnes considérées comme des divinités et des temples bouddhistes, à l'exception des sanctuaires shinto d'Ise et de Kumano.

C'est l'époque où le mythique En no gyôja aurait escaladé pour la première fois le Mont Fuji (663) et où Kukai (aussi nommé Kôbô Daishi) effectue l'ascension du mont Koya pour y établir le cœur spirituel de la secte Shingon. 

Durant les siècles suivants, la pratique du pèlerinage se démocratise, souvent sous l'égide d'un grand dirigeant. Ainsi en fut-il pour le pèlerinage de Kumano popularisé par les empereurs Go-Shirakawa et Go-Toba ou le pèlerinage Bandô créé à l'initiative de Yoritomo no Yoshimoto. De nos jours, ces chemins spirituels font la joie des visiteurs avides de retrouver un peu du Japon antique.

Le moine Kobo Daishi

Le moine Kobo Daishi (ou moine Kukai).

Comment bien choisir son pèlerinage ?

L'un des grands avantages des pèlerinages au Japon est leur nombre et leur diversité. Ainsi chaque marcheur peut choisir le chemin selon la région qu'il veut visiter, le temps qu'il veut consacrer à l'aventure et le degré de difficulté qu'il attend. Voici quelques propositions pour ceux qui auraient du mal à faire leur choix :

  • Le pèlerinage d'une journée : une balade au mont Koya. Le pèlerinage du mont Kôya retrace l'ascension effectuée par Shôdô Daishi pour arriver au sommet et y établir son temple. Surnommé le "choîshi michi" ou chemin des marqueurs de pierre, les 24 kilomètres de sentier peuvent être traversés en 6 ou 7 heures. Arrivé tout en haut, il est aussi possible de passer la nuit dans un des temples bouddhistes !

  • Le pèlerinage de Kumano : la retraite en forêt. Pour ceux qui souhaiteraient passer quelques jours complètement immergés dans l'atmosphère mystique des pèlerinages japonais, le chemin Nakahechi du pèlerinage de Kumano est tout indiqué. 4 à 5 jours à travers la péninsule de Kii, ses vieux pins et ses villages montagnards isolés offrent un concentré de dépaysement.

  • Le pèlerinage de Shikoku, ou le Japon du temps long. Pour ceux qui voudraient profiter du Japon en prenant le temps, direction le pèlerinage de Shikoku. Avec ses 88 stations situées tout autour de l'île, il faut entre 40 et 60 jours à pieds pour achever cette escapade d'envergure. C'est l'occasion de marcher tranquillement et de pouvoir interagir avec les Japonais, découvrant le pays en dehors des sentiers battus.

Les forêts sur les chemins de Kumano Kodo, péninsule de Kii

Les forêts sur les chemins de Kumano Kodo, péninsule de Kii

N'oubliez pas la tenue !

Effectuer un pèlerinage demande de bien s'équiper. Au-delà des indispensables pour toute marche de longue durée (bonnes chaussures, nourriture, boissons...), il sera nécessaire de s'équiper d'une tente pour ceux ne souhaitant pas dormir dans les auberges du coin. Par ailleurs, même si le risque est minime, emporter avec soi une clochette à ours est une précaution qu'il n'est pas inutile de prendre. 

Des pèlerins à l'entrée d'un temple.

Des pèlerins à l'entrée d'un temple.

Et pour s'immerger totalement dans le pèlerinage, il est possible d'enfiler la tenue traditionnelle des pérégrins. C'est surtout le cas pour le pèlerinage de Shikoku, dont les "henro" (noms donnés aux pèlerins) sont facilement reconnaissables. 

Vêtus d'un "hakui" (veste blanche), d'une étole dite "wagesa" et coiffés de leur "sugegase" (le chapeau conique), ils cheminent bâton en main tout autour de l'île. Pour se fournir ces équipements, il suffit de se rendre au premier temple du circuit, le Ryôzen-ji, où ils sont vendus.

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