Shotengai, les arcades commerciales japonaises   商店街

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Togoshi Ginjirō, la mascotte de la Togoshi Ginza Shotengai, à Tokyo

Togoshi Ginjirō, la mascotte de la Togoshi Ginza Shotengai, à Tokyo

La galerie Teramachi-dôri, à Kyoto

La galerie Teramachi-dôri, à Kyoto

La Tenjinbashi Shotengai à Osaka

La Tenjinbashi Shotengai à Osaka

La Teramachi-dôri, à Kyoto

La Teramachi-dôri, à Kyoto

La Teramachi-dôri, à Kyoto

La Teramachi-dôri, à Kyoto

Un torii dans la Tenjinbashi-suji Shotengai, à Osaka

Un torii dans la Tenjinbashi-suji Shotengai, à Osaka

Des kilomètres de galeries

On les trouve à proximité des gares, dans les grandes métropoles comme dans les petites villes. Les shotengai, ou galeries marchandes, ont longtemps été le cœur de la vie économique locale. Aujourd’hui en déclin, elles réunissent toujours des centaines de commerçants.

Vous devriez en traverser plus d’une, au gré de vos balades dans les villes japonaises : les shotengai, les arcades commerciales japonaises : de longues rues piétonnes, souvent couvertes, où s’entremêlent les enseignes colorées et lumineuses de dizaines, voire de centaines d’échoppes. De longs passages, reconnaissables par les arches qui marquent les deux extrémités du parcours, et dont les néons créent une  atmosphère étrangement éthérée. Produits frais, épiceries, restaurants, izakaya, coiffeurs, pachinko, et même des temples... On y trouve de tout !

Un héritage médiéval

Historiquement, ces rues commerçantes seraient apparues au XVIe siècle, lorsque les marchands, affranchis des monopoles et des guildes, ont pu s’établir librement. Ces marchés médiévaux ont alors pris la forme, au fil des années, de longues artères commerciales composées d’enseignes familiales.

La concurrence de la grande distribution

Haut-lieu de la vie économique et sociale, les shotengai subissent, depuis la seconde moitié du XXe siècle, la concurrence des supermarchés et des grands magasins, éloignant les consommateurs des arcades au profit des centres commerciaux et de leurs enseignes franchisées. Mais ces galeries commerciales, dont les échoppes se transmettent de génération en génération, n’en restent pas moins un emblème de la vie quotidienne où subsistent, entre deux boutiques de souvenirs, des commerçants indépendants. Impossible de passer à côté de leur ébullition, notamment en fin de semaine !

Trois shotengai à voir

  • À Tokyo

La Togoshi Ginza Shotengai, située dans le quartier de Shinagawa, au sud de la ville, est l’une des plus connues de la capitale. Cette galerie à ciel ouvert compte environ 400 enseignes réparties sur 1,3 kilomètres de long : près d’une centaine de restaurants, une trentaine de pharmacies, dentistes et autres professionnels de santé, et même… une école de golf ! Si vous avez de la chance, vous croiserez peut-être Togoshi Ginjirō, la mascotte de la rue.

  • À Osaka

C’est à Osaka que l’on trouve la plus longue galerie de tout le pays. Au nord de la ville, la Tenjinbashi-suji Shotengai s’étend sur 2,6 kilomètres et traverse pas moins de 7 chome (l’équivalent d’un district), entre la station Minami-Morimachi, près du temple Tenmangu, et la station Tenjinbashi-suji. Très fréquentées le weekend, ses 600 enseignes vous permettront de goûter à de nombreuses spécialités (de l’okonomiyaki aux réputées korokke, croquettes de pommes de terre) et de rapporter quelques souvenirs (céramiques ou couteaux fabriqués à la main). Ne manquez pas les torii (portails rouges des sanctuaires shintô) suspendus au plafond !

  • À Kyoto

Dans un tout autre style, la Sanjo-kai Shotengai, en plein centre de Kyoto, se distingue, non pas par son format - environ 800 mètres de long - mais plutôt par son caractère très authentique. Située à 20 minutes de marche du château de Nijo, cette galerie date de la fin du XIXe siècle. Fidèles à l’état d’esprit des shotengai d’origine, tous les commerçants (environ 180) font partie de la même association et certains sont là depuis plus d’un siècle. Ainsi les soba et les udon faits-maison de Inakatei, ouvert en 1910, côtoient les jeunes créateurs de la Gallery Miki et les coffee shops. C’est en fin de semaine, les vendredis et samedis, que l’arcade est la plus fréquentée.

N'hésitez pas à déambuler dans les arcades commerciales japonaises au hasard de vos promenades ; les shotengai et leur atmosphère inimitable constituant un élément incontournable de l'ADN de la ville japonaise.

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