Le musée Yayoi Kusama de Tokyo   草間彌生美術館

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Yayoi Kusama dans son atelier

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Un musée pour les nombreux fans de l'artiste d'avant-garde

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Le tout nouveau musée Yayoi Kusama

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Une petite activité ludique pensée pour les plus petits visiteurs

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Entrez dans l'univers de l'Infinity Mirrors Room

YAYOI KUSAMA : la princesse aux petits pois

L’année 2017 est l’année de tous les défis pour l’artiste d’avant-garde Yayoi Kusama, âgée de 88 ans. Après une rétrospective majeure au National Art Center de Tokyo et la création de sa fondation, elle vient d’inaugurer son musée dans l’arrondissement de Shinjuku ; un somptueux palais pour la princesse aux petits pois !

Le musée Yayoi Kusama

Des courges à perte de vue!

Tourments et petits pois

Née en 1929 à Matsumoto, Yayoi Kusama est frappée très jeune par des hallucinations auditives et visuelles. Dès 1935, elle se met à dessiner les images et perceptions issues de ses expériences hallucinatoires, de ses peurs et ses angoisses. Le motif récurrent des pois dans ses œuvres apparait en 1939 ; telles des traces de ses profonds troubles. Il s’agit là du point de départ de son thème de prédilection. À partir de 1948, elle étudie la peinture japonaise, nihonga, dans une école d’art à Kyoto. Plusieurs galeries à Matsumoto et à Tokyo lui consacrent des expositions au début des années 1950. Grande admiratrice du travail de l’artiste américaine Georgia O’Keefe (1887-1986), elle décide de partir aux Etats-Unis en novembre 1957 et s’installe à New-York dès l’année suivante. Jusqu’en 1961, elle conjure ses obsessions visuelles en expérimentant le monochrome.

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Self-obliteration

À partir de 1966, son œuvre prend un nouveau tournant. Elle produit ses premiers environnements clos : des espaces dans lesquels elle utilise son propre corps et se met en scène de façon théâtrale par des jeux de miroirs. Ces représentations sont qualifiées d’autoportraits "performés". Définissant son concept de "self oblitération" dans son film du même nom en 1967, elle utilise dès lors des pois pour couvrir et cacher tout ce qui l’entoure. Les pois oblitèrent sans aucune limite les corps, les animaux et les espaces effaçant les identités et l’unicité des êtres. Dans cet effacement de soi, l’idée de Kusama est de ne faire qu’un avec l’univers. C’est également la période où elle organise et participe à des happenings, des performances en public dans lesquelles des hommes et des femmes nues, oblitérés par des pois, dansent dans les rues de Manhattan.

Oubli et retour flamboyant de YAYOI KUSAMA

De retour à Tokyo en 1973, elle entre dans une institution psychiatrique trois ans plus tard, après une tentative de suicide, pour combattre les obsessions qui la hantent et surmonter la douleur de la perte d’êtres chers. Bien que continuant à peindre, à réaliser des collages et à écrire, le nom de Kusama disparait quelque peu du devant de la scène au cours des années suivantes. Son travail bénéficie d’un regain d’intérêt à la fin des années 1980 dans l’archipel et sur le plan international. Elle est depuis exposée dans le monde entier (au MOMA en 1998, au Centre Pompidou en 2011…) et figure au panthéon des grands artistes d’art contemporain.

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Sous le signe de l’amour infini

Ouvert depuis le 1er octobre 2017, le musée, dirigé par la fondation, s’attache à promouvoir l’art de Kusama et à délivrer le message de paix et d’amour que l’octogénaire n’a cessé de transmettre dans ses œuvres. L’exposition inaugurale intitulée "La création est une poursuite solitaire, l'amour est ce qui vous rapproche de l'art" vous propose de découvrir son travail le plus récent ; en particulier des toiles de ses séries "My eternal Soul" et "Love Forever". Les créations sont réparties sur les 5 niveaux de ce bâtiment flambant neuf. En outre, vous pouvez faire l’expérience d’une de ses célèbres "Infinity Mirror Rooms" ; une installation spécialement conçue pour le musée. Depuis 1965, Kusama a créé une vingtaine d’environnements clos où les miroirs offrent l’illusion d’un espace infini. La session d’une durée de 2 minutes, montre en main, se fait par groupe de 6 personnes ; une exploration de l’infini en toute intimité ! Au dernier niveau, une énorme citrouille dorée à pois roses trône fièrement sur la terrasse.

Musée YAYOI KUSAMA : Réservation obligatoire

En raison du nombre d’entrée limité de chaque créneau de visite (11h, 12h30, 14h et 15h30), il est impératif de réserver votre billet. Ils sont mis en vente à 10h (heure japonaise) sur le site du musée le 1er de chaque mois pour le mois suivant. Votre billet n’est valide qu’à la date et l'heure choisies. Il est donc fortement conseillé d’arriver à l’heure ! Billet en main, vous aurez 90 minutes pour appréciez l’univers d’amour infini de Yayoi Kusama.

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