Le musée Yayoi Kusama de Tokyo   草間彌生美術館

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Yayoi Kusama dans son atelier

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Un musée pour les nombreux fans de l'artiste d'avant-garde

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Le tout nouveau musée Yayoi Kusama

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Une petite activité ludique pensée pour les plus petits visiteurs

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Entrez dans l'univers de l'Infinity Mirrors Room

Les œuvres les plus spectaculaires et hallucinantes de Yayoi Kusama

Inauguré en octobre 2017 dans le quartier Waseda de l’arrondissement de Shinjuku, le musée Yayoi Kusama est l’écrin qu’il manquait à la célébration de l’œuvre protéiforme et hors-norme de l’artiste contemporaine japonaise avant-gardiste dans la capitale nipponne. Réservez au plus vite votre visite du somptueux palais orné de pois et de citrouilles de celle que les critiques d’art se plaisent à surnommer "la princesse aux petits pois".

Les débuts de Kusama : tourments et petits pois

Née en 1929 à Matsumoto, Yayoi Kusama est frappée très jeune par des hallucinations auditives et visuelles. Dès 1935, elle se met à dessiner les images et perceptions issues de ses expériences hallucinatoires, de ses peurs et ses angoisses. Le motif récurrent des pois dans ses œuvres apparait en 1939 ; telles des traces de ses profonds troubles. Il s’agit là du point de départ de son thème de prédilection

À partir de 1948, elle étudie la peinture japonaise, nihonga, dans une école d’art à Kyoto. Plusieurs galeries à Matsumoto et à Tokyo lui consacrent des expositions au début des années 1950. Grande admiratrice du travail de l’artiste américaine Georgia O’Keefe (1887-1986), elle décide de partir aux Etats-Unis en novembre 1957 et s’installe à New-York dès l’année suivante. Jusqu’en 1961, elle conjure ses obsessions visuelles en expérimentant le monochrome.


Quel est le concept de Self-obliteration ? 

À partir de 1966, son œuvre prend un nouveau tournant. Elle produit ses premiers environnements clos : des espaces dans lesquels elle utilise son propre corps et se met en scène de façon théâtrale par des jeux de miroirs. Ces représentations sont qualifiées d’autoportraits "performés". Définissant son concept de "self oblitération" dans son film du même nom en 1967, elle utilise dès lors des pois pour couvrir et cacher tout ce qui l’entoure. Les pois oblitèrent sans aucune limite les corps, les animaux et les espaces effaçant les identités et l’unicité des êtres. 

Dans cet effacement de soi, l’idée de Kusama est de ne faire qu’un avec l’univers. C’est également la période où elle organise et participe à des happenings, des performances en public dans lesquelles des hommes et des femmes nues, oblitérés par des pois, dansent dans les rues de Manhattan.


Oubli et retour flamboyant de YAYOI KUSAMA

De retour à Tokyo en 1973, elle entre dans une institution psychiatrique trois ans plus tard, après une tentative de suicide, pour combattre les obsessions qui la hantent et surmonter la douleur de la perte d’êtres chers. Bien que continuant à peindre, à réaliser des collages et à écrire, le nom de Kusama disparait quelque peu du devant de la scène au cours des années suivantes. Son travail bénéficie d’un regain d’intérêt à la fin des années 1980 dans l’archipel et sur le plan international. Elle représente ainsi le Japon à la Biennale de Venise de 1993. Elle est depuis exposée dans le monde entier (au MOMA en 1998, au Centre Pompidou en 2011…) et figure au panthéon des grands artistes d’art contemporain.


Faites l’expérience d’une "Infinity Miror Room" de Kusama

Ouvert depuis le 1er octobre 2017, le musée, sous l’égide de la fondation éponyme, s’attache à promouvoir l’art de Kusama et à délivrer le message de paix et d’amour que l’octogénaire n’a cessé de transmettre dans ses œuvres. L’exposition inaugurale intitulée "La création est une poursuite solitaire, l'amour est ce qui vous rapproche de l'art" proposait de découvrir son travail le plus récent ; en particulier des toiles de ses séries "My eternal Soul" et "Love Forever". 

Depuis, l’établissement propose deux nouvelles expositions par an ; une rotation des collections sur les 5 niveaux de ce bâtiment flambant neuf s’attachant à illustrer la trajectoire artistique des œuvres variées de Kusama du début de sa carrière jusqu’à ses dernières créations. 

En outre, vous pouvez faire l’expérience de l’une de ses célèbres "Infinity Mirror Rooms" ; des installations créant l'illusion d'un espace infini à l'aide de miroirs. Depuis 1965, Kusama a créé une vingtaine d’environnements clos où les miroirs couplés à des jeux de lumière offrent une immersion visuelle à la limite de l’hallucination qui enveloppe le spectateur. Grâce à une répétition extrême, les "Infinity Mirror Rooms" de Kusama provoquent un sentiment d'infini et de parfaite quiétude. Mais cette expérience est de courte durée : une session de 2 minutes montre en main. Fort heureusement, l’exploration de l’infini a lieu en toute intimité ; l’entrée dans l’Infinity Mirror room étant limitée à six personnes maximum. 

Au dernier niveau, une énorme citrouille dorée à pois roses trône fièrement sur la terrasse. Il s’agit là d’un des motifs les plus connus de Yayoi Kusama. Elle l’utilise à loisir de façon stylisée depuis les années 1970 dans ses peintures, dessins, sculptures et installations. Plusieurs de ses citrouilles comptent parmi ses œuvres les plus célèbres. La plus iconique de toutes est sans nul doute celle de l’île de Naoshima. Installée au bout du ponton de la plage sud de Naoshima, la citrouille géante jaune à pois noirs est devenue l’un des symboles de l’île dédiée à l’art contemporain.

Le musée Yayoi Kusama

Des courges à perte de vue!

Quand et comment réserver son billet pour le Musée Yayoi Kusama ?

Il est impératif de réserver votre billet à l’avance sur le site internet du musée avant votre visite ; aucun billet n’étant vendu sur place. De plus, sachez que le site web du musée est le seul canal de distribution. Un billet n’est valable que pour un créneau horaire spécifique d’une durée de 90 minutes à une date bien précise. Il existe en effet un nombre d’entrée limité pour chaque créneau de visite (11h-12h30, 12h-13h30, 13h-14h30, 14h-15h30, 15h-16h30, 16h-17h30) en raison de la taille du lieu ce qui vous garantit des conditions de visite optimales.

Les billets sont mis en vente à 10h (heure japonaise) sur le site du musée le 1er de chaque mois pour une visite prévue deux mois plus tard. Ainsi, les billets pour les visites du 1er au 31 mai sont mis en vente à partir du 1er mars. Votre billet n’étant valide qu’à la date et l'heure choisies, il est fortement conseillé d’arriver à l’heure ! Billet en main, vous aurez alors 90 minutes pour appréciez l’univers d’amour infini de Yayoi Kusama.


Où voir des œuvres de Yayoi Kusama au Japon ?

Si les œuvres de Kusama sont présentes dans les collections des plus grands musées (Centre Pompidou, MOMA de New-York, etc) et collections privées d’art contemporain (Fondation Louis Vuitton) du monde entier, sachez qu’elles le sont aussi dans les plus grandes institutions muséales de l’archipel. Une information particulièrement utile pour ceux qui n’auraient pas pensé à réserver leur billet pour le musée Kusama ou si celui-ci est fermé durant leur séjour dans la capitale japonaise. Vous trouverez donc ci-dessous la liste des musées nippons et autres lieux parfois plus insolites dans lesquels il est possible d’admirer des œuvres de Yayoi Kusama.


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