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L'Awa Odori à Paris
パリの阿波踊り

Une danseuse du festival Awa Odori (Tokushima), coiffée du chapeau traditionnel amigasa.

Une danseuse du festival Awa Odori (Tokushima), coiffée du chapeau traditionnel amigasa.

Le maire du IVe arrondissement de Paris, Christophe Girard, entouré de danseuses d'Awa Odori à l'ambassade de France au Japon.

Le maire du IVe arrondissement de Paris, Christophe Girard, entouré de danseuses d'Awa Odori à l'ambassade de France au Japon.

Une procession de danseuses pendant le festival Awa Odori, à Tokushima (Shikoku).

Une procession de danseuses pendant le festival Awa Odori, à Tokushima (Shikoku).

Matsuri dans le Marais

L'un des plus célèbres matsuri du Japon s'exporte à Paris : l'Awa Odori de Tokushima sera chanté et dansé sur la place des Vosges prochainement en 2016.

L’Awa Odori est une institution au Japon. Chaque été au mois d’août, ils sont entre 1 et 3 millions à se presser à Tokushima (Shikoku) pour assister à ce festival (matsuri), l’un des plus célèbres du pays avec le Nebuta (Aomori), Gion (Kyoto) ou Tanabata (Sendai). Et l’un des plus grands festivals de rue au monde, disent même certains !

Surnommée "la danse des fous" (car elle se pratique à un rythme de plus en plus intense, et que l’alcool aidant, ses amateurs entrent presque en transe), cette immense chorégraphie serait un héritage de danses bouddhistes anciennes. Elle s’est fait connaître en dehors de Tokushima grâce à une autre spécialité locale : la teinture à l’indigo, commercialisée par des négociants itinérants qui ont répandu la nouvelle.

Recette pour pratiquer l’Awa Odori selon la tradition : des groupes de danseurs regroupés par quartiers, des danseuses en yukata coiffées de chapeaux amigasa, des musiciens jouant d’instruments traditionnels, beaucoup de saké et de shôchu (alcool distillé)… Le tout dans une ambiance frénétique qui dure plusieurs jours.

De Tokushima à Paris

Dans le sillon de Tokushima, Tokyo a adopté l’Awa Odori et depuis 1954 le quartier de Kôenji (Shinjuku), en a fait son festival de la mi-août.

Et pourquoi pas Paris ? C’est le défi lancé le 30 mai 2015 à l’ambassade de France au Japon par deux journalistes, Régis Arnaud (du Figaro) et Takao Toshikawa (The Oriental Economist Report), qui réussirent à faire danser la capitale française en 2015

L’événement rencontra un tel succès qu'une nouvelle édition est prévue en 2016.

Soutenu par les pouvoirs publics japonais (ministères du tourisme et de l’environnement), des partenaires privés (Airbus) et la région de Tokushima, cet Awa Odori bleu-blanc-rouge devrait se dérouler du 22 au 25 mai 2015, non pas à la japonaise, sur de larges avenues, mais place des Vosges et dans les alentours. Au moins une centaine de danseurs et musiciens originaires de Tokushima et Kôenji sont attendus pour faire vibrer le plus vieux quartier de la capitale au rythme de l’Awa Yoshikono (le refrain qui accompagne les danses). Les amateurs, curieux et passionnés sont invités à se joindre à l'événement !


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