La rénovation du château de Kumamoto   熊本城の修復

Date de publication :
Une photographie du chantier publiée en février 2017

Une photographie du chantier publiée en février 2017

Le château de Kumamoto, Kumamoto-jo

Le château de Kumamoto, Kumamoto-jo

Un château miniature pour aider à financer la reconstruction

Un château miniature pour aider à financer la reconstruction

Une édition limitée de la bière Sapporo est diffusée dans huit préfectures pour soutenir la reconstruction du château de Kumamoto.

Une édition limitée de la bière Sapporo est diffusée dans huit préfectures pour soutenir la reconstruction du château de Kumamoto.

Le château de Kumamoto

Le château de Kumamoto

Les nouveaux shachihoko orneront de nouveau les principales tours du château au printemps 2018.

Les nouveaux shachihoko orneront de nouveau les principales tours du château au printemps 2018.

Un chantier pharaonique

Le château de Kumamoto a été en partie détruit par les violents tremblements de terre qui ont frappé l’île de Kyushu en avril 2016. Sa rénovation pourrait durer 20 ans.

C’est l’un des plus grands, des plus beaux, des plus populaires des édifices médiévaux japonais : le château de Kumamoto. Un monument incontournable de l’île de Kyushu, au sud-ouest du Japon. Plus de 400 ans après la fin de sa construction (1601-1607), le château a subi, l’an dernier, l’une des pires catastrophes de son histoire. Les plus gros dégâts, en tous cas, depuis son incendie, en 1877, durant la rébellion de Satsuma.

Destructions massives

La terre n’a cessé de trembler entre le 14 et 16 avril 2016, faisant une cinquantaine de morts, des milliers de blessés et de déplacés sur l’île de Kyushu. Le château de Kumamoto-jô est bien vite devenu le triste symbole de la catastrophe avec ses 8 000 m2 de murs détruits (contre 2 700 m2 lors du séisme de 1889). Au total, un tiers des murs en pierres ont été endommagés, soit 23 500 m2 sur 79 000. Un chantier qui pourrait s’étaler sur deux décennies, d’après les autorités de Kumamoto.

Un travail minutieux

Une vidéo publiée le mois dernier, à l’occasion de la première commémoration de la catastrophe, montre d’impressionnantes rangées de pierres alignées dans la cour du château. Des pierres qui devront être minutieusement triées par les maçons chargés de retrouver leur emplacement exact afin de reconstituer la façade courbée (musha-gaeshi) de l’édifice destinée, à l’origine, à empêcher les assaillants de s’introduire dans le château.

La rénovation du donjon

En attendant la fastidieuse reconstruction des murs d’enceinte, les ouvriers travaillent actuellement sur le donjon dont une partie s’est effondrée. La ville espère que la rénovation de l’édifice sera terminée d’ici 2019, date à laquelle le Japon accueillera deux manifestations sportives majeures : le mondial de handball féminin et la coupe du monde rugby.

Le retour des shachihoko

Fin août 2017, la ville de Kumamoto a dévoilé les quatre nouvelles statues qui orneront, d’ici quelques mois, les deux tours principales du château, en remplacement de celles détruites dans le séisme. Il s’agit de shachihoko, cette créature mythique, mi-dragon, mi-carpe, destinée à protéger l’édifice du feu. Véritable symbole du château de Kumamoto, elles ont été construites dans le même matériau que les tuiles. Les deux plus grandes mesurent près d’1,20 mètres et pèsent 100 kilos. Les plus petites, elles, mesurent 86 centimètres et pèsent 70 kilos. Leur construction, estimée à 25 millions de yens (187 000 euros), a été financée par la Nippon Foundation. D’ici leur installation, prévue en mars 2018, sachez que les deux plus grands shachihoko sont visibles au sein du centre culturel Wakuwakuza, situé juste à côté du château (300 yens l’entrée).

Appel à la générosité

Le château de Kumamoto a reçu, en un an, quelque 850 millions de yen de dons (environ 6,8 millions d’euros). Un élan de générosité que le monument doit notamment à ses principaux concurrents : les autres châteaux japonais. Ainsi les châteaux de Himeji, d’Osaka ou de Nagoya n’ont pas hésité à organiser des collectes dans les jours qui ont suivi le drame.

Les Japonais peuvent également participer à l’effort de reconstruction en achetant une réplique en carton du château de Kumamoto à construire soi-même pour 2 000 yen (16 euros). Le coût total de la restauration est estimé, quant à lui, à 60 milliards de yen (environ 480 millions d’euros).

Les premières visites

13 mois après le tremblement de terre, le site reste bien sûr inaccessible. Mais les visiteurs peuvent malgré tout admirer le château depuis l’extérieur, où des guides volontaires les renseignent sur la progression du chantier. Le château de Kumamoto indique sur son site internet que l’on peut admirer l’édifice depuis le sanctuaire Kato, la place Ninomaru, ou depuis le quatorzième étage de l’hôtel de ville, accessible toute la semaine. La municipalité prévoit également de rouvrir certaines parties du château au public en fonction de l’évolution des travaux.

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