Expositions au centre Pompidou-Metz

Date de publication :
Centre Pompidou-Metz de nuit, 2010_1024

Centre Pompidou-Metz de nuit, 2010_1024

Takashi MURAKAMI, Cosmos, 1998_1024

Takashi MURAKAMI, Cosmos, 1998_1024

Antonin Raymond, Centre musical de la préfecture de Gunma, Takasaki, 1961_1024

Antonin Raymond, Centre musical de la préfecture de Gunma, Takasaki, 1961_1024

DumbType, S-N_1024

DumbType, S-N_1024

Une saison 100% japonaise

Le Japon s’expose, cette année, au centre Pompidou-Metz, à travers 3 expositions successives. Une plongée au coeur de l’architecture et de l’art contemporain nippons, à découvrir jusqu’au printemps 2018.

31 ans après l’exposition du centre Pompidou “Le Japon des avant-gardes, 1910-1970”, c’est au tour du musée lorrain de porter un regard sur l’archipel et sa création contemporaine. Le centre Pompidou-Metz souhaitait en effet explorer l’identité artistique du Japon, “cette singularité mobile, tantôt ouverte et poreuse aux influences extérieures, tantôt recluse en elle-même, souvent frappée par l’Histoire et par la Nature et ainsi toujours contrainte de se redéfinir”.

Takeshi Hosaka, Restaurant Hoto Fudo, Fujikawaguchiko, 2009_1024

Takeshi Hosaka, Restaurant Hoto Fudo, Fujikawaguchiko, 2009_1024

Architecture et “japonité”


Le premier chapitre, Japan-ness, s’est ouvert en septembre dernier. L’exposition, consacrée à l'architecture et à l’urbanisme, suit un fil chronologique avec, comme point de départ, les bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki. Comment, depuis 1945, le paysage urbain japonais a-t-il évolué ?

Si, dans les années 1950 et 1960, Kenzo Tange et Arata Isozaki s’inspirent de l’architecture moderniste de Le Corbusier (à l’image du Centre pour la Paix d’Hiroshima), les années 1970 et l’Exposition universelle d’Osaka marquent un tournant avec l’apparition de courants innovants, comme le mouvement “métaboliste” ou la “pop architecture”.

À partir des années 1980, les formes se simplifient. Les architectes comme Toyo Ito, Shin Takamatsu ou Kazuo Shinohara optent pour le métal et des formes épurées. Dès lors, l’architecture dite “de la disparition” s’impose dans l’archipel, même encore de nos jours, de l’Eglise de la lumière de Tadao Ando, en 1989, au musée d’art contemporain du XXIe siècle de Kanazawa, réalisé par l’agence SANAA, Prix Pritzker 2010, maître d’oeuvre, en France, du musée du Louvre-Lens.

Kishô Kurokawa, Pavillon Takara Beautilion, Osaka, 1970_1024

Kishô Kurokawa, Pavillon Takara Beautilion, Osaka, 1970_1024

Kohei Nawa, Force, 2015_1024

Kohei Nawa, Force, 2015_1024

Le Japon ou l’art kaléidoscopique


Japanorama, le second volet de cette saison japonaise, se penche sur la création contemporaine et reprend là où la rétrospective de 1986 s’était arrêtée : au début des années 1970, période à laquelle les artistes japonais commencent à s’affranchir de l’influence occidentale prédominante depuis l’après-guerre.

Pour ce faire, le centre Pompidou a fait appel à Yuko Hasegawa, la directrice du Musée d’art contemporain de Tokyo. “L’art contemporain japonais, dit-elle, s’est développé de manière chaotique, sans théorie générale ou discours sous-jacents, mais plutôt en relation avec diverses cultures et sous-cultures, événements et contextes”. 

D’où cette exposition foisonnante, mêlant arts visuels, architecture, mode, design et manga, et s’affranchissant du contraste galvaudé entre esthétique “zen” d’un côté et “kawaii” de l’autre. 


Lire : Naoshima, l'art dans la nature

Un “kaléidoscope” à découvrir, non pas de manière chronologique, mais à travers 6 grandes thématiques : “étrange objet / corps post-humain”, “pop”, “collaboration, participation, partage”, “politiques et poétiques de résistance”, “subjectivité" et enfin, “matérialité et minimalisme”. 6 notions-clé de l’histoire de l’art contemporain japonais que le visiteur explore en déambulant à travers une scénographie signée par l’agence SANAA.

Le collectif Dumb Type


À partir du 20 janvier, le centre Pompidou-Metz proposera la première exposition française entièrement consacrée à Dumb Type, ce collectif d’artistes formé au début des années 1980 par des étudiants du Kyoto City Art College, autour du metteur en scène Teiji Furuhasi, mort du sida en 1995. Le collectif est constitué de chorégraphes, de plasticiens, d’architectes, de vidéastes, d’ingénieurs, tous animés par le désir de dynamiter une société qu’ils qualifient d’hypocrite et de superficielle.

DumbType, S-N_1024

DumbType, S-N_1024

L’exposition présentera 5 grandes installations de Dumb Type ainsi que des archives et des témoignages. L’une des installations, créée spécialement pour l’occasion, rassemblera les reconstitutions de 3 performances majeures du collectif : PleasureLife, pH et S/N.

À découvrir La villa Kujoyama, résidence des artistes français


Une saison japonaise au centre Pompidou-Metz

  • Japan-ness jusqu’au 8 janvier 2017
  • Japanorama jusqu’au 5 mars
  • Dumb Type du 20 janvier au 14 mai

Centre Pompidou-Metz : 1, parvis des Droits-de-l’Homme 57020 Metz

Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h

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