Taxe de séjour à Kyoto   京都市の宿泊税

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Fushimi Inari Taisha à Kyoto

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Les salles du Tentokuin

Une nouvelle manne pour le tourisme

À l’instar de villes comme New York ou Paris, la municipalité de Kyoto vient d’adopter le principe d’une taxe de séjour pour les logements loués par des vacanciers. Cette taxe vient dorénavant s’ajouter au prix du logement mis en location par les spécialistes du secteur ainsi que par les particuliers.

Une taxe pour tous

Le principe d’une taxe de séjour avait déjà auparavant été adopté par d’autres municipalités japonaises. Osaka et Tokyo avaient ainsi déjà mis en place ce type de taxe, pour tout logement dont le prix dépasserait les 10 000 yens (77 €) pour une nuitée.

La taxe appliquée à Kyoto depuis le mois d’octobre sera particulière puisqu’elle touchera tous les types de logements (ryokan, hôtels, minpaku...), sans distinction de prix et pour la première fois, intégrera dans son champ d’application les logements privés en location.

Cette taxe est divisée en trois tranches. La première, qui concerne les logements à moins de 20 000 yens (155 €) par nuitée, sera de 200 yens (1,50 €). La seconde, de 500 yens (4 €) s’appliquera aux logements de 20 000 à 49 999 yens, alors que les logements à plus de 50 000 yens la nuitée se verront appliquer une taxe de 1 000 yens (7,80 €).

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La maison Gion Kaburenjo, à Kyoto

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Une taxe pour aider le tourisme

Kyoto accueille chaque année près de 55 millions de visiteurs, entraînant un certain nombre de nuisances ainsi qu’une pénurie au niveau des logements disponibles. Beaucoup de logements illégaux prospèrent dans cet environnement. Par ailleurs le Japon a fait voter une loi en vigueur depuis le mois de juillet 2018 et qui autorise les propriétaires à louer des maisons ou chambres vacantes.

Ce sont ces causes qui ont motivé l’instauration de la taxe de séjour, dont le produit est estimé à environ 4,5 milliards de yens par an, soit près de 35 millions d’euros. Cette enveloppe devrait être allouée à l’entretien de la ville et de ses infrastructures, ainsi qu’à la lutte contre les minpaku ("logement chez l’habitant"). À noter par ailleurs que pour collecter la taxe correctement, les minpaku ont l’obligation de se déclarer auprès des autorités municipales, une arme pour lutter contre les logements illégaux.

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