Le Festival Tachineputa de Goshogawara   五所川原立佞武多

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Danseuses et chars géants sur la grand place du tachineputa de Goshogawara

Danseuses et chars géants sur la grand place du tachineputa de Goshogawara

Danseuses du tachineputa de Goshogawara

Danseuses du tachineputa de Goshogawara

Tambours géants du taiko et un immense char du tachineputa

Tambours géants du taiko et un immense char du Tachineputa

Parade de nuit du festival Tachineputa

Parade de nuit du festival Tachineputa

La renaissance des géants de papier

Après une longue interruption, le festival Tachineputa, près d'Aomori, renaît de ses cendres en 1996 pour redevenir la grande attraction régionale qu'elle fut jadis. Du 4 au 8 août, à la tombée de la nuit, des géants de papier coloré de 20 mètres de haut sont tirés dans les rues par de jeunes hommes.

Nous voici dans l’un des trois grands festivals de Neputa du nord du Japon : le Festival Tachineputa de Goshogawara, près d'Aomori. Le Neputa, c’est la grande fête traditionnelle de l’été de la région du Tsugaru, chaque début août. Les plus connues sont celles d’Aomori et d’Hirosaki. Neputa et Nebuta réunissent des milliers de festivaliers, donnant une ambiance grandiose jour et nuit dans les rues de ces villes.
Goshogawara est une petite ville, moins connue que ses voisines. Pourtant la fête y est tout aussi belle. C’est le festival Tachineputa. "Tachi" signifie debout en japonais.
Les habitués savent qu’ici, ils trouveront l’âme du Neputa, avec ses célèbres chars faits de papier, avec une taille fine pour atteindre plus de 20 mètres de haut ! Présentés dans les rues de la ville, ils émerveillent par leur beauté gigantesque.

Les débuts et la fin

Les festivités liées au Neputa existaient déjà à l’époque Edo (1603-1868) dans cette région. A l’ère Meiji (1868-1912), les riches marchands rivalisaient pour fabriquer les chars les plus somptueux. Symbole de richesse, il fallait impressionner l’autre et laisser son nom gravé dans les mémoires.
Mais à l’ère Taisho (1912-1926), l’électrification de la ville avec ses fils en hauteur rend alors impossible la circulation de ces chars géants dans les rues. De plus, deux grands incendies détruisent les chars et, plus grave encore, leurs plans de construction.
C’est la fin, pour un temps, du festival Tachineputa de Goshogawara.

La résurrection

En 1993, une famille de Goshogawara retrouve dans les archives de ses ancêtres des plans de construction de chars de Tachineputa et une photo du début du XXe siècle. Avec cette étonnante découverte, la décision est prise : un groupe de bénévoles se met à l’ouvrage pour reconstruire un char. C’est la résurrection du festival 80 ans après sa disparition. En 1996, le festival Tachineputa a de nouveau lieu dans les rues de Goshogawara. Un évènement exceptionnel pour la région.

Le Tachineputa nouveau est arrivé

Aujourd'hui, la ville possède trois grands chars. Chacun mesure 23 mètres de haut (l'équivalent d'un immeuble de sept étages) et pèse 19 tonnes. Chaque char est tiré par la force des bras de 70 jeunes hommes. Un char est fabriqué chaque année et est utilisé pendant trois ans.
Il existe aussi une douzaine de chars de tailles moyenne et petite. Chacun est une œuvre d’art représentant des personnages ou des scènes historiques, et demande plusieurs mois de travail par des dizaines de personnes.
La parade se déroule du 4 au 8 août dès le coucher du soleil, de 19h à 21h, au son d’une musique traditionnelle et du chant répétitif Yatté maré, yatté maré ! que reprend à tue-tête toute la foule. On se prend alors au jeu, revêtu d'un yukata, on chante, on danse dans la rue avec tout le monde.

Le musée du festival

À voir en plus : le musée du Tachineputa, situé dans le centre-ville de Goshogawara. Trois grands chars sont exposés. Vous pouvez aussi visiter un atelier de fabrication (adulte 600 yen / 5 euros, enfant de 6 à 15 ans 250 yen / 2 euros).

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