Le sanctuaire d’Okamoto Otaki   岡太神社・大瀧神社

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Le torii marquant l'entrée du sanctuaire Okamoto Otaki

Le sanctuaire Okamoto Otaki

Le papier à l'honneur

Le sanctuaire d’Okamoti Otaki, situé dans la ville d’Echizen, est le seul sanctuaire japonais à être dédié à Kawakami Gozen, la déesse du papier.

La province d’Echizen, dans la préfecture de Fukui, est une région particulièrement dense en artisanat. On y fabrique des couteaux, mais c’est une province spécialisée dans la fabrication de papier traditionnel japonais, le papier washi.

La région se serait spécialisée dans la fabrication de papier suite à l’intervention d’une femme qui aurait enseigné aux habitants comment fabriquer du papier avec des matières naturelles provenant de plantes particulières dénommées Kozo. Un apprentissage qu’elle leur aurait offert il y a 1 500 ans, puisque les personnes habitant dans cette province n’avaient pas de rizières pour pouvoir gagner leur vie.

À lire : Echizen, berceau du papier washi

LE SEUL TEMPLE DÉDIÉ À LA DÉESSE DU PAPIER

Mais cette femme a mystérieusement disparu dans une rivière. C’est alors qu’elle a été appelée Kawakami Gozen, "dieu en amont de la rivière" en japonais, et a été consacrée comme la déesse du papier. Elle est ainsi vénérée au sanctuaire d’Okamoto Otaki. Le seul du Japon à vénérer la princesse du papier.

Situé à quelques kilomètres à peine du village du papier à Echizen, le sanctuaire d’Okamoto Otaki est entouré de hauts pins, si haut qu’on le distingue à peine lorsque l’on se situe à l’entrée. Seul le majestueux torii rouge situé à son extrémité, permet au visiteur de comprendre que se cache, quelques mètres plus loin un sanctuaire.

UN DOUBLE SANCTUAIRE

Il faut alors emprunter un petit chemin pavé, entouré lui aussi de pins mais également de diverses statues, dont une, magnifique, représentant un cheval. Le sanctuaire est en fait un sanctuaire combiné qui se compose de deux bâtiments, construit dans la seconde moitié de l'époque Edo (1603-1868). Situé au sommet d’un petit mont dénommé le mont Gongen, il y règne une atmosphère calme et apaisante. Considéré depuis 1985 comme un "bien culturel important" du Japon, ce temple est régulièrement visité par des habitants de la région venu s’y recueillir, ou par des artisans de washi, qui viennent prier leur déesse et chercher la bonne fortune.

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