Temple Sôun-ji   早雲寺

Date de publication :
Temple Sôun-ji

Entrée du temple Sôun-ji.

Temple Sôun-ji

Structure en bois dans le jardin du temple Sôun-ji.

Temple Sôun-ji

Entrée dans le jardin sec du temple Soûn-ji.

Spirituel et discret

Temple discret qui a vu passer plusieurs siècles niché dans les montagnes de Hakone, le Sôun-ji est au plus beau lors de la saison des érables rouges, à l'automne.

Lové au creux d’un bosquet de cèdres et de bambous, ce temple familial réserve plus de surprises qu’il n’en a l’air. Bâti en 1521, brûlé du fait d’un changement de régime puis reconstruit en 1672, Sôun-ji forme le cœur spirituel de la ville de Hakone Yumoto. 

Simple de confection, son bâtiment principal n’accueille pas les visiteurs, étant entièrement consacré aux cérémonies religieuses. Il est dédié à son fondateur, Sôun Hojo, un samouraï du XVe siècle connu dans la région pour sa bienveillance et dont la tombe repose, avec celles de ses descendants, dans le cimetière à l’arrière du temple. Au fil de la découverte, le visiteur croise successivement une statue du Bouddha, des idoles miniatures ainsi qu’une tour au toit de chaume renfermant une cloche. 

La perle rare, elle, se trouve aux côtés du cimetière. Là, s’étend un jardin sec aussi dépouillé que raffiné, propice à la méditation. Un peu plus loin, incongru dans un temple bouddhique mais pratique courante due au syncrétisme religieux du Japon, un petit sanctuaire shintô déploie son torii (portail vermillon) accompagné de figurines de porcelaine représentant la divinité renard Inari

Peu souvent évoqué et visité, Sôun-ji a son charme tranquille, particulièrement mis en valeur en automne lors du momiji, le rougeoiement des érables.

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs