Le temple Engyô-ji   円教寺

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Le temple Engyo-ji, près d'Himeji

Le temple Engyo-ji, près d'Himeji

La terrasse du temple Engyo-ji près d'Himeji

La terrasse du temple Engyo-ji près d'Himeji

Certaines scènes du film "Le dernier samouraï" (2003) d'Edward Zwick ont été filmées au temple Engyo-ji

Certaines scènes du film "Le dernier samouraï" (2003) d'Edward Zwick ont été filmées au temple Engyo-ji

L'enceinte principale du temple Engyô-ji, à Himeji.

L'enceinte principale du temple Engyô-ji, à Himeji.

Engyô-ji, vue depuis le Mani-den

Engyô-ji, vue depuis le Mani-den

Le deuxième trésor d'Himeji

À Himeji, dans la préfecture de Hyogo, loin des foules de visiteurs attirés par le célèbre château éponyme, se trouve un lieu calme et enchanteur : le mont Shosha et le majestueux temple Engyô-ji, accroché à son flanc nord.

Engyô-ji, ou Shoshazan Engyô-ji, en référence au mont Shosha, sur lequel il est situé, est un temple de l'école du bouddhisme Tendai fondé en 966.

Une légende pour un lieu mythique

Comme souvent au Japon, une légende entoure la fondation du temple. Il est donc dit qu’il y a plus de 1000 ans, Monju, le bodhisattva de la sagesse, serait apparu au vénérable moine bouddhiste Shoku. Monju aurait déclaré à ce dernier que toute personne qui gravirait le mont aurait le corps et l’esprit purifiés. 

La rumeur se répandit vite et, des plus humbles aux plus nobles, de nombreuses personnes affluèrent au mont Shosha. Un temple fut construit et l’endroit devint le plus important centre de formation des moines de la région Ouest du Kansai. De nos jours encore, de nombreux pèlerins se rendent au temple, Engyô-ji étant le vingt-septième des trente-trois temples du pèlerinage Kannon Saigoku (dans la région du Kansai), dédié à Kannon, la déesse de la miséricorde.  

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Ses magnifiques bâtiments et son environnement verdoyant et mystique en font un lieu très prisé par les cinéastes. Engyô-ji a servi de décor à plusieurs scènes du film "Le dernier samouraï".

Une flopée de Biens culturels importants 

On accède au temple par un téléphérique mais si la marche ne vous fait pas peur, vous pouvez très bien gravir le mont à pied et vous imprégner de l’ambiance sereine et mystique des lieux. Le complexe Engyô-ji est composé d’une vingtaine de bâtiments –dont huit désignés Biens Culturels Importants du Japon  –dispersés dans la forêt, ce qui ajoute à son charme.  

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Après la descente du téléphérique, une promenade d’environ 15 minutes sur un chemin bordé de 33 statues représentant Kannon, mène à la grande porte Nio-mon. De là, un autre petit quart d’heure de marche permet d’atteindre l'édifice principal, Mani-den

Cet imposant et superbe édifice en bois construit sur pilotis fut détruit en 1921 par un incendie et reconstruit en 1933. Il abrite la statue de Kannon aux quatre bras (Roppi-Nyoirin-Kanzeon Bosatsu) sculptée dans du bois de cerisier. Elle fait partie des sept statues du temple qui ont été désignées comme Biens Culturels Importants du Japon, mais n’est exposée au public qu’à de rares occasions.

Voir : Le statuaire bouddhique au Japon

Un tout petit peu plus loin, on trouve trois autres importants  bâtiments de bois : le Daikodo (grande salle de conférence), le Jikido (qui servait de salle à manger aux moines et qui abrite désormais les trésors du temple) et le Jogyodo (l'ancienne  salle de méditation et de formation des moines) où est abritée la statue (elle aussi désignée Bien Culturel) du bouddha Amida.

De nombreuses autres constructions sont disséminées dans la forêt, faisant de cette promenade un moment privilégié. 

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