Hiroshima   広島

Date de publication :
Lanternes de la cérémonie du souvenir à Hiroshima

Lanternes de la cérémonie du souvenir à Hiroshima.

Okonomiyaki d'Hiroshima

Un spécialité culinaire de la ville : Okonomiyaki d'Hiroshima, l'hiroshimayaki

Le sanctuaire d'Itsukushima sur l'île de Miyajima, près d'Hiroshima

Le sanctuaire d'Itsukushima sur l'île de Miyajima, près d'Hiroshima

Feux d'artifices Hiroshima

Feux d'artifices à Hiroshima.

Vue sur le Dôme du parc du mémorial de la paix, à Hiroshima.

Vue sur le Dôme du parc du mémorial de la paix, à Hiroshima.

Façonnée par l'Histoire

De quoi Hiroshima est-il le nom ? D'un traumatisme, celui du premier bombardement atomique, l'atrocité du feu nucléaire révélée à l'Humanité. D'un idéal, celui d'un pacifisme radical et sans appel rappelant sans cesse au monde le vrai visage de la guerre. D'une ville, enfin et surtout, à l'aura unique, mélange du souvenir brûlant du passé et d'une foi inébranlable en l'avenir.

Capitale de la préfecture du même nom, Hiroshima est la ville la plus importante de la région de Chûgoku. Elle est universellement connue à cause des bombardements du 6 août 1945. Elle est aujourd'hui l'un des principaux centres industriels et portuaires de l'ouest du Japon

Une ville d'histoire

Hiroshima fut fondée en 1589 sur le plus grand îlot du delta né de la rencontre de la rivière Ôta et de la mer intérieure de Seto. Le seigneur médiéval MORI Terumoto (1553-1625) y établit son château pour profiter de sa situation géographique charnière et de la proximité de l'île de Miyajima et son sanctuaire sur l'eau, Itsukushima. La cité prend une importance nationale à l'aube de l'ère Meiji (1868-1912). L'industrialisation fulgurante du pays transforme alors Hiroshima en base logistique de l'armée impériale japonaise.

Le 6 août 1945, à huit heures quinze du matin, l'Histoire du monde et de la ville d'Hiroshima change en une poignée de secondes. Le souffle de l'explosion rase bâtiments et jardins, ne laissant qu'une plaine calcinée. Plus de 140 000 personnes perdent la vie dans les flammes ou des suites de l'exposition aux rayons ionisants.

"Tu n'as rien vu à Hiroshima"

Lancinante, cette phrase revient sans cesse dans la bouche de l'amant japonais du film d'Alain Resnais Hiroshima mon amour (1959). Poème d'amour et de mort, le long-métrage illustre l'indicible, rend compte de l'enjeu capital de la mémoire face à l'angoisse de l'oubli. "Tu n'as rien vu à Hiroshima"

Un symbole de paix

Les séquelles sont invisibles, une reconstruction hâtive et vitale les a effacées. Les ruines du dôme dans le Parc du mémorial de la paix qui se dressent dans une douleur muette sont les seuls vestiges encore visibles lorsque l'on visite Hiroshima. En dépit de la réticence des gouvernements américain et chinois, le monument fut classé au patrimoine mondial de l'Unesco le 5 décembre 1996.

L'ombre de la souffrance passée s'imprime sur le sourire de ces vieilles femmes, se pose sur les feuilles frémissantes des arbres rescapés du sanctuaire Ikari. Pourtant face au désespoir, Hiroshima a imposé sa foi en l'avenir. Martyr puis miraculée, la ville a vu le pire et le meilleur de l'Homme. Quelques pas le long des allées du jardin Shukkei-en suffisent pour mesurer la magie d'une telle renaissance.

Pour aller plus loin :

Les Travel Angels à Hiroshima Ils vous accueillent et vous font découvrir Hiroshima de l'intérieur.