Les spectacles de danse kagura à Hiroshima   広島の神楽踊り

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Au sanctuaire d'Ise ont lieu plusieurs fois par an des représentations de danse kagura en l'honneur de la déesse Amaterasu.

Au sanctuaire d'Ise ont lieu plusieurs fois par an des représentations de danse kagura en l'honneur de la déesse Amaterasu.

Une représentation de danse kagura, au sanctuaire de Takachiho.

Une représentation de danse kagura, au sanctuaire de Takachiho.

Le Kagura de Sano, à Takaharu (préfecture de Miyazaki)

Le Kagura de Sano, à Takaharu (préfecture de Miyazaki)

Hiroshima en danse

Hiroshima est l'un des endroits du Japon où la tradition des danses kagura est restée très vive. Des danseurs en costume tourbillonnent dans la ville et dans l’ensemble de la préfecture, faisant vivre les rues avec ces danses shinto dont on dit qu’elles sont vieilles de plus d’un millénaire. Venez bouger avec ce Japon d’antan !

Le kagura, avant le Kabuki, avant le Nô 

Le kagura, qui signifie littéralement "divertissement des dieux", est une danse shinto dont les origines remonteraient aux premiers écrits du Japon. En effet, il est décrit dans le Kojiki et le Nihonshoki comment Ame no uzume, la divinité de la gaîté et de la bonne humeur, a exécuté une danse afin de convaincre la déesse-soleil Amaterasu de sortir de sa grotte. Ce serait là l’origine mythologique du kagura

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Autrefois, le kagura était une danse qui se pratiquait devant la cour impériale et dans les temples shintô, c’est le mikagura.

Une représentation de danse kagura, à Takachiho.

Une représentation de danse kagura, à Takachiho.

Il a ensuite inspiré les danses folkloriques, plus populaires, du satokagura ("kagura de village"). Les performances étaient autant d’actions propitiatoires dont le but était d’apporter au village, à la localité, la bénédiction des dieux pour la récolte ou la pêche. De nos jours, le kagura est une danse qui met en scène les fables japonaises avec force dieux, démons et esprits, dans lesquels les acteurs, costumés et masqués mêlent chant, théâtre et danse endiablée. Les costumes peuvent peser une dizaine de kilos et coûter très cher (jusqu’à 500 000 yen, soit 3 780€).

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Ikari-jinja à Hiroshima

Représentation de kagura au sanctuaire Ikari-jinja à Hiroshima.

Hiroshima, un centre du Kagura 

Le kagura continue à s’épanouir dans les régions voisines de Shimane et de Hiroshima, notamment au nord de la ville de Hiroshima, à Kagura-Monzen-Toji-Mura. Le district de ce village comprend 22 troupes de kagura et chaque week-end des représentations sont organisées à l’extérieur de la ville ou dans théâtres, des amphithéâtres. Les visiteurs ont aussi accès à des descriptions et des explications en anglais sur les thèmes abordés par les danses kagura. Une initiative bienvenue, car une fois pris dans le tourbillon de masques de démons effrayants, de costumes brillants et d’armes, le touriste étranger pourrait facilement se perdre.

D’autres représentations ont lieu, mais directement dans la ville de Hiroshima. Près de 40 fois par an – souvent le week-end – des troupes se rendent au Musée d’Art de la Préfecture de Hiroshima pour y jouer les danses kagura les plus appréciées du public. Vous pourrez non seulement assister au spectacle, mais ensuite poser des questions aux artistes grâce à la présence d’un interprète. 

Sentez dans vos veines le rythme furieux des danseurs kagura !

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