Le village de Hagi   萩

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Horiuchi : le  quartier des samouraïs À Hagi

Horiuchi : le quartier des samouraïs À Hagi

Hagi, l'entrée du parc Shizuki  à L'emplacement du château.

Hagi, l'entrée du parc Shizuki à L'emplacement du château.

La rivière Aiba, Hagi

La rivière Aiba, Hagi

La belle médiévale

Construite sur le delta de la rivière Abu-gawa et bordée par la mer du Japon, Hagi, l'ancienne ville-château de la préfecture de Yamaguchi, ravit le visiteur de par sa situation et ses nombreux sites historiques. Ses plages et ses céramiques réputées dans le monde entier ajoutent à son attrait.

Le temple Tokoji à Hagi

Le temple Tokoji à Hagi

Du château qui fit la renommée de Hagi, il ne reste que quelques murs et les douves. Cependant, la ville a conservé une partie de son quartier historique et abrite des musées intéressants. Au milieu du XIXe siècle, de nombreuses personnalités nées à Hagi jouèrent un rôle important dans la chute du shogunat Tokugawa et l’avènement de l’empereur Meiji.

Le fief du clan Môri


C’est en 1604 que Terumoto Môri, puissant samouraï à la tête du clan Môri, fit construire le château de Hagi, faisant de la ville la capitale de la préfecture de Yamaguchi  (nommée Chôshu à cette époque) pendant deux siècles. La Restauration de Meiji en 1868 mit fin à l’époque féodale japonaise et le château fut détruit en 1874. Ses vestiges se visitent dans le parc Shizuki, aménagé à l'emplacement du château, au pied du mont Shizuki. Une petite promenade de 20 minutes permet d'en atteindre le sommet (143 mètres de haut) et d'avoir une jolie vue sur la ville. 

Ambiance médiévale


Du côté Est des douves, là où était la ville de Hagi, se trouve le quartier de Horiuchi. C’est là que résidaient les samouraïs de rang supérieur, tandis que les faubourgs du château étaient habités par de riches marchands, des lettrés ou des samouraïs de rang inférieur. Les allées étroites sont bordées de grands murs de terre des deux côtés, construits pour protéger la ville des invasions. Derrière ces murets, de nombreuses demeures de samouraïs sont restées intactes et sont ouvertes au public. 

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Les maisons des marchands, servant également d’entrepôt, ont des murs spéciaux. Constitués de terre avec un revêtement en mortier ou en plâtre, ils sont  très résistants au feu. Dans les villes côtières, comme c’est le cas à Hagi, ces murs ont été renforcés avec des joints saillants pour les protéger de l’eau. Ils sont appelés namako kabe, littéralement "mur concombre de mer" car leurs joints épais font penser à la forme des concombres de mer. Ces anciens quartiers résidentiels et commerçants, tout comme la ville de Hagi, ont été désignés site national historique.

Le quartier du petit canal Aiba, construit dans la première moitié du 18ème siècle, est très pittoresque. Le canal est bordé de maisons anciennes, dont les splendides résidences Yukawa et Katsuro Tarô (ce dernier fut nommé trois fois Premier ministre sous l’ère Meiji puis Taisho) qui se visitent.

Hagi, une ville d’art


La petite ville est  célèbre pour ses céramiques, hagi-yaki, caractérisées par une glaçure délicate et translucide blanche ou rose-orangé et finement craquelée. Cette technique fut transmise par des potiers coréens capturés par les soldats de Toyotomi Hideyoshi en 1692. On  trouve évidemment de nombreux ateliers et boutiques de poterie, notamment aux alentours du parc Shizuki. Il existe également un centre de documentation sur la céramique de Hagi : Hagi-yaki Shiryokan.

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Le musée Ishii, lui,  expose une collection unique d'antiques chawan, ou bols à thé. On peut y admirer les céramiques  de Hagi. Le musée d'art Uragami, possède une collection de 4 800 ukiyo-e, dont les  célèbres "Cent vues du Mont Fuji" de Hokusai et une collection de céramiques coréennes et chinoises du XVe siècle.

Le musée d'art Kumaya, situé dans plusieurs entrepôts de la propriété de la famille Kumaya, abrite des objets ayant appartenu à la riche famille marchande Kumaya. On y trouve plus de 300 peintures à l'encre, des céramiques de Hagi, des objets de cérémonie du thé et autres trésors.

Hagi Shiryokan, situé près du parc Shizuki, est le musée d'histoire locale.

 Temples et sanctuaires complètent le tableau


Le temple Tokoji, fondé en 1691 est un temple bouddhique zen. Ses magnifiques bâtiments en bois et ses portes sont classés Biens Culturels Importants. Derrière le temple se trouvent les tombes de la moitié des dirigeants du clan Môri ; l’autre moitié étant enterrée dans le temple Daishôin.  Daishôin est connu pour ses centaines de lanternes en pierre bordant l’allée menant aux tombes des Môri.

Le sanctuaire Shoin, achevé en 1955, est dédié à Shoin Yoshida (1830-1859), célèbre intellectuel originaire de la ville connu pour avoir influencé de nombreux révolutionnaires à l’origine de la restauration de Meiji. L’enceinte du sanctuaire comprend l’ancienne résidence de Shoin et un petit bâtiment en bois, Shokason Juku, où il donnait des cours.

 Hagi, Horiuchi : le quartier des samurais

Hagi, Horiuchi : le quartier des samurais

Une plage de Hagi

Une plage de Hagi

Horiuchi : le  quartier des samouraïs À Hagi

Horiuchi : le quartier des samouraïs À Hagi

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