Mikimoto, l'île aux perles   ミキモト真珠島

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Un pont suspendu relie Toba à l'île des perles de Mikimoto.

Un pont suspendu relie Toba à l'île des perles de Mikimoto.

Ama : les plongeuses traditionnelles de Toba (Ise), spécialistes de la pêche aux huîtres.

Ama : les plongeuses traditionnelles de Toba (Ise), spécialistes de la pêche aux huîtres.

Une pagode richement décorée de perles, exposée au musée Mikimoto.

Une pagode richement décorée de perles, exposée au musée Mikimoto.

Huîtres célèbres

Sur cet îlot privé relié à Toba par un pont suspendu, un musée rend hommage à Mikimoto et à ses huîtres perlières.

La plongée pour tradition

La région de Toba - station balnéaire attenante à Ise - était hier celle des ama, des plongeuses spécialistes des huîtres perlières, pratiquant depuis deux mille ans la pêche en apnée et perpétuant une tradition très installée (initiation vers 12-13 ans, observation des aînées pour atteindre la maturité vers 40 ans, séances quotidiennes de plongée à environ 10 mètres de profondeur). Les poésies du Man'yoshu (vers 760) racontent cette tradition, et Yukio Mishima leur a dédié un roman (Le Tumulte des flots, 1954). 

Ce n'est pas une plongeuse mais un homme d'affaires qui a fait passer la culture perlière de la tradition à une production industrielle : Kokichi Mikimoto (1858-1954), objet ici d'un véritable culte de la personnalité, et dont une statue trône dans l'île des perles (Mikimoto Pearl Island) de Toba. C'est d'ailleurs sur cette île qu'il mit au point la technique qui fit sa fortune : introduire un parasite dans la coquille d'une jeune huître, et laisser le temps en faire un bijou...

Success-story

C'est l'histoire de cette technique - l'élevage d'huîtres perlières - et de la success-story Mikimoto que raconte l'intéressant musée abrité sur l'île. Une brochure et des commentaires en anglais permettent de saisir les subtilités du processus, avec films et imagesDe nombreuses perles et oeuvres les mettant en valeur son exposées. A gauche du musée, une large boutique propose de repartir de l'île avec un souvenir de valeur... des centaines de perles en vitrine entre 1 000 (8€) et un million de yen. À ne pas manquer : (plusieurs fois par jour) les démonstrations de plongée par d'anciennes ama, visibles depuis un ponton face au musée, ou depuis un poste d'observation avec vidéos et commentaires en français.

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs

Jean-Yves

les ama ont participé aux débuts à la culture des perles (en allant chercher des huitres puis en les remettant à l'eamais leur activité était essentiellement tournée vers la pêche de mollusqyes (dont les ormeaux)

Jean-Yves

les ama ont participé aux débuts à la culture des perles (en allant chercher des huitres puis en les remettant à l'eamais leur activité était essentiellement tournée vers la pêche de mollusqyes (dont les ormeaux)