Le parc national d'Ise-Shima   伊勢志摩国立公園

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Ama : les plongeuses traditionnelles de Toba (Ise), spécialistes de la pêche aux huîtres.

Ama : les plongeuses traditionnelles de Toba (Ise), spécialistes de la pêche aux huîtres.

L'architecture du sanctuaire d'Ise

L'architecture shinmei-zukuri, inspirée des greniers à riz du Japon d'autrefois, est rare et typique du sanctuaire d'Ise.

Le pont Uji-bashi mène au mystérieux sanctuaire d'Ise.

Le pont Uji-bashi mène au mystérieux sanctuaire d'Ise.

L'empereur Yûryaku, fondateur du sanctuaire Gekû d'Ise, terrassant un sanglier.

L'empereur Yûryaku, fondateur du sanctuaire Gekû d'Ise, terrassant un sanglier.

Un pont suspendu relie Toba à l'île des perles de Mikimoto.

Un pont suspendu relie Toba à l'île des perles de Mikimoto.

La perle du shintoïsme

La péninsule de Shima-Hanto, située à 150 kilomètres au sud-est de Kyoto, fait partie des 34 parcs nationaux du Japon. Elle est aussi célèbre pour le sanctuaire Ise-jingu et la culture de la perle que pour la diversité de ses paysages.

Le parc national d’Ise-Shima s’étale sur plus de 55 000 hectares, au nord-est de la péninsule de Kii (préfectures de Wakayama, Nara, Osaka et Mie), réputée pour sa richesse spirituelle. Il comprend les villes d’Ise, de Shima ou encore de Toba. Un vaste territoire qui se caractérise tant par ses forêts à l’intérieur des terres, que par son littoral composé de nombreux rias, d’anciens lits de fleuves inondés par la mer qui forment aujourd’hui une côte très découpée, propice à la culture des perles.

À découvrir : Notre itinéraire en voiture dans la péninsule de Kii

Cœur spirituel


Au-delà de sa géographie, le parc national d’Ise-Shima est connu pour abriter l’Ise-jingu qui n’est autre que le sanctuaire shintoïste le plus sacré du Japon. Le site est composé de deux parties : Naiku et Geku, deux mod��les de l’architecture japonaise ancestrale qui, selon la tradition, sont reconstruits à l’identique tous les 20 ans (la dernière reconstruction en date a eu lieu en 2013).

L'entrée du Naikû, sanctuaire intérieur d'Ise-jingu.

L'entrée du Naikû, sanctuaire intérieur d'Ise-jingu.

Naiku, dit “sanctuaire intérieur”, a été bâti au IVè siècle en l’honneur d’Amaterasu Omikami, la déesse du soleil et ancêtre de la famille impériale. Le sanctuaire, qui renferme le miroir sacré de l’empereur, est le plus vénéré des deux. Le site est à 15 minutes de bus de la gare de Uji-Yamada.


Geku, dit le “sanctuaire extérieur”, date du Vè siècle. Il est dédié à la déesse Toyouke-no-Omikami, déesse de l’agriculture et de la maison. On y accède à pied, après une dizaine de minutes de marche depuis la gare d’Ise-shi.

Les rochers mariés Meoto iwa au soleil couchant d'Itoshima

Les rochers mariés Meoto iwa au soleil couchant d'Itoshima

Les rochers mariés


À sept kilomètres d’Ise, la ville de Futami est réputée pour ses “rochers mariés” ou Meoto-Iwa. Ces deux pierres sont situées dans l’eau, à hauteur du sanctuaire d’Okitama. Elles sont reliées par un shimenawa, une lourde corde sacrée en paille de riz, et représentent Izanagi et Izanami, qui sont les deux divinités ayant créé le Japon.

À l’aurore, surtout entre les mois de mai et août, la vue est spectaculaire. Les plus chanceux verront le soleil se lever entre les deux rochers, avec la silhouette du Mont Fuji en arrière-plan.

Lire aussi : Meoto Iwa, les roches mariés de Futami

L’homme à la perle


Toba est l’une des villes les plus touristiques du parc national d’Ise-Shima. Cette cité balnéaire, caractérisée par sa côte très découpée, est aussi la ville d’origine de Kokichi Mikimoto (1858-1954), créateur de la première perle de culture dont le groupe est aujourd’hui leader mondial de la haute-joaillerie. À la fin du XIXè siècle, il cultive ses premières perles sur l’île d’Ojima, qu’il baptise "Pearl Island". On y célèbre aujourd’hui l’œuvre de Mikimoto à travers des salles d’exposition et des boutiques. L’île est accessible à pied, via un pont, à 5 minutes de marche de la gare de Toba.

L'île des perles Mikimoto, dans la péninsule de Shima.

L'île des perles Mikimoto, dans la péninsule de Shima.

Une pagode richement décorée de perles, exposée au musée Mikimoto.

Une pagode richement décorée de perles, exposée au musée Mikimoto.

Plongeuses en voie de disparition


Autre figure emblématique d’Ise-Shima : les ama. Ces femmes plongeuses à la coiffe blanche perpétuent une tradition millénaire en plongeant en apnée, à la recherche de fruits de mer. Si ce métier difficile et dangereux disparaît peu à peu, on compte encore plusieurs centaines d’ama dans la péninsule, notamment dans les régions de Toba et d’Osatsu. Une tradition à découvrir au musée d’Osatsu Ama Bunka Shiryokan (entrée gratuite) mais aussi lors de rencontres organisées avec les ama, autour d’un déjeuner de fruits de mer grillés.

La baie d'Ago, dans le parc national d'ose-Shima.

La baie d'Ago, dans le parc national d'ose-Shima.

Une carte postale d’Ago


À une vingtaine de kilomètres au sud d’Osatsu, le paysage se transforme. La baie d’Ago constitue ce que l’on nomme une "côte à rias", un littoral très découpé, composé d’étroits bras de mer, de nombreuses criques et d’une myriade d’îles. Le bateau semble le meilleur moyen pour partir à la découverte du golfe - réputé pour ses huîtres et ses perles de culture -, de ses plages de sable blanc. Ne manquez pas le village de pêcheurs de Goza, au départ du port de Kashikojima, la plus grande île de la baie.

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