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Visiter Kanazawa
金沢

Le torii moderne de la gare de Kanazawa.

Le torii moderne de la gare de Kanazawa.

Cerisiers dans les rues traditionnelles de Kanazawa.

Cerisiers dans les rues traditionnelles de Kanazawa.

Rue du quartier traditionnel de Kanazawa.

Rue du quartier traditionnel de Kanazawa.

Travail de la feuille d'or à Kanazawa.

Travail de la feuille d'or à Kanazawa.

Un bol d'art frais

On raconte qu'un jour, un paysan creusant le sol pour y cultiver des pommes de terre, trouva des pépites d'or dans l'argile de la province de Kaga. Cette étonnante découverte amena les curieux, qui baptisèrent le lieu Kanazawa : "le marais doré".

Mais tout ce qui brille n'est pas d'or. La mer aussi scintille dans les yeux des habitants de Kanazawa, qui vivent bercés par les vagues. 

Port de charme

L'important port apporte chaque matin ses lots de poissons frais et de crustacés qui seront, plus tard dans la journée, servis dans les assiettes des restaurants proposant les spécialités culinaires de la région. Les papilles frétillent de la fraîcheur des mets, tous plus délicieux les uns que les autres.

Mais si la ville attire tant de visiteurs, c'est avant tout pour son jardin, le Kenroku-en. Déambuler au milieu de ce paradis végétal est un délice pour les sens. Les quartiers animés ne sont pas absents pour autant et Kanazawa reste un endroit où il fait bon vivre et sortir. L'ambiance se calme alors que nous pénétrons dans Kazuemachi, l'un des trois anciens quartiers de geisha de la ville. Dans ces rues bordées d'okiya boisées sonnait autrefois le claquement des geta (hautes socques) de YAMAGUCHI Kinu (1892-?), héroïne du roman biographique d'INOUE Yuki, Mémoires d'une geisha.

À lire : Le métier de geisha au Japon

Histoire et artisanat 

La province a longtemps tenu un rôle stratégique dans l'organisation du pays : dirigée par le clan Maeda depuis le XVIe siècle, elle fut l'une des plus puissantes du Japon, rivalisant avec Osaka ou Kyoto. C'est ce passé historique qui explique le devenir de la ville : le général MAEDA Toshiie (1539-1599), encore aujourd'hui révéré au sanctuaire Oyama jinja, fut à l'origine d'une politique culturelle de grande ampleur visant à développer les arts et l'artisanat à Kanazawa. 

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Cette impulsion esthétique perdure encore aujourd'hui et fait de la région l'un des grands centres du raffinement nippon. Les productions de laques, de soieries, de décorations à la feuille d'or ou encore de poteries gonflent l'orgueil des habitants de Kanazawa. Vous pouvez les admirer au musée préfectoral de l'artisanat traditionnel. Les plus modernes seront quant à eux comblés par l'immense musée d'art du XXIe siècle, dont l'activité stimule la création artistique de tout le pays. Vous l'aurez compris, à Kanazawa, l'art se respire à pleins poumons.

A savoir : visitez Kanazawa grâce à la nouvelle ligne de shinkansen (le train à grande vitesse japonais) reliant Kanazawa à Tokyo, depuis le printemps 2015. 

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