Le Musée des laques wajima-nuri   輪島塗会館

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Le musée des laques wajima-nuri

wajima-nuri-musee

Le musée situé au 2ème étage expose des pièces anciennes et contemporaines

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Un choix impressionnant de wajima-nuri

Laque de Wajima, wajima-nuri.

Laque de Wajima, wajima-nuri.

Beauté et robustesse

La cité portuaire de Wajima dans la préfecture d’Ishikawa s’est imposée comme le centre de production de laques de très grandes qualité ; les wajima-nuri. Pénétrez le musée qui leur est dédié.

Replacer Wajima sur le devant de la scène

Si vous évoquez les laques wajima-nuri dans l’archipel, vous n'entendrez à leur propos que pléthore de compliments pour souligner leur solidité à toute épreuve, leur lustre profond, leur beauté et leur éclat. Des pièces anciennes exceptionnelles ornent d'ailleurs les vitrines des plus grands musées japonais car durant l’époque d'Edo (1603-1868), les marchands itinérants transitent par Wajima, port d'escale situé sur une grande route commerciale maritime et participent à la diffusion des laques wajima-nuri dans tout le pays.

Constatant cela, le collectionneur Hoshino Jonosuke, au début des années 1970, argue auprès des autorités locales que Wajima doit, elle aussi, être en mesure de valoriser son artisanat emblématique et ainsi disposer de son musée. L'établissement qui ouvre en 1971 sera six ans plus tard désigné Bien culturel matériel important au regard de la qualité et de la singularité des laques wajima-nuri. Il se compose d'un espace d'exposition accessible moyennant 300 yens (2€30) et d'un vaste showroom en accès libre où pourrez acheter votre bol, vos baguettes ou votre plateau parmi les milliers de pièces proposées. L’espace musée met en lumière un artisanat profondément ancré dans le terroir de Wajima et de la péninsule de noto.

À lire : Une journée sur la péninsule de Noto

Le cadeau de la nature de Wajima

La particularité des wajima-nuri réside dans leur robustesse que leur confère l’application d’une sous-couche réalisée à partir d’un mélange de colle de riz, d’urushi et de terre de diatomée en poudre ou ji-no-ko.  Cette poudre de dioxyde de silicium est extraite de carrières naturelles de la préfecture d’Ishikawa. Le ji-no-ko allié à l’urushi est le secret des wajima-nuri. Ce mélange est ensuite appliqué sur les substrats de bois d’origine locale que l’on a laissé sécher entre 3 à 5 ans. La forme du futur objet détermine le type de bois utilisé (cyprès, zelkova). La technique du nuno-kise permet en plus de consolider les laques en appliquant de petits morceaux de tissus aux endroits les plus fragiles et les plus fins.

Détail de laque de Wajima, wajima-nuri

Détail de laque de Wajima, wajima-nuri

La recherche de l'excellence

Bien que l’existence des wajima-nuri soit attestée depuis la période de Muromachi (1333-1573), la technique actuelle date du début de l’époque d’Edo. C’est à force de persévérance que les artisans qualifiés de Wajima ont perfectionné leur savoir-faire au fil des siècles. Cette méthode de fabrication appelée hon-kataji compte en tout et pour tout 124 étapes réalisées par des dizaines d’artisans différents ! Le nushiya a pour rôle de superviser l’ensemble du processus de confection et de décoration jusqu’à la commercialisation et la livraison des laques. Cet artisan superviseur veille à l’exigence de qualité et au respect des critères de production imposés par la loi sur la promotion des industries traditionnelles artisanales. 

Voir aussi : Urushi, la laque japonaise

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