Le quartier de thé Kazue-machi   主計町

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Le quartier de Kazue macho au bord de la rivière Asano

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Une magnifique balade en soirée!

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Au printemps, venez contemplez les magnifiques sakura du quartier Kazue-machi au bord de la rivière Asano

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Empruntez les escaliers de la Lumière

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Les escaliers de la lumière Akari-zaka

Entre ombre et lumière

Les maisons de thé et batiments historiques du quartier de Kazue machi, classés au Patrimoine culturel du Japon depuis 2008, vous plongent dans une atmopsphère raffinée emplie de nostalgie. De nombreux écrivains nippons ne s'y sont pas trompés ; faisant de Kazue machi le lieu privilégié de leurs intrigues. 

Une renaissance

Kazue machi est l'un des trois quartiers de maisons de thé de Kanazawa. Situé le long de la rivière Asano qui traverse la ville, le quartier compte un trentaine de bâtisses traditionnelles parfaitement conservées depuis 1821. Au début de l'ère Meiji (1868-1912), le quartier florissant compte bon nombre d'ochaya ; elles sont encore aujourd'hui une vingtaine. La zone doit son nom à Toda Kazue, chef du clan Koga qui y avait installé sa résidence à l'époque féodale. Pour autant, Kazue machi perd sa dénomination en 1970 lors d'une réorganisation du système d'adresse, mise en place par la municipalité. Ainsi, le nom Kazue disparaît. Le quartier intègre alors le périmètre d'Owaricho. Il ne retrouve le nom de “Kazue” qu'en 1999, grâce à des soutiens locaux ouvrant depuis plus de 20 ans à cette renaissance. L'initiative de Kanazawa fait mouche. Par la suite, d'autres villes dans tout l'archipel suivront cet exemple en restaurant des noms anciens abandonnés.

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Au coeur du quartier des maisons de thé de Kazue-machi

Dans le secret des escaliers

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Dans l'ombre des Kuragari-zaka

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La stèle devant les Kuragari-zaka ou escaliers de l'ombre

Kazue machi possède deux escaliers parallèles, à l'histoire peu commune : les Akari-zaka ou escaliers de la lumière, et les Kuragari-zaka, escaliers de l'ombre. Ces derniers tireraient leur dénomination de l'époque où les hommes des riches familles de Kanazawa utilisaient cet escalier dans la pénombre pour rejoindre les ochaya en toute discrétion. L'obscurité était alors la garantie de conserver l'anonymat. Pour les plus pragmatiques, ils sont les escaliers de l'obscurité car les Kuragari-zaka ne bénéficient jamais des rayons du soleil ; une explication bien moins romanesque ! Les Akari-zaka n'ont pris leur nom qu'en 2008. La stèle en bas de ceux-ci relatent que c'est l'écrivain Hiroyuki Itsuki (1931-) qui les nomma ainsi dans sa nouvelle “Kanazawa Akari-zaka”.

Lire : Nagamachi, le quartier des samouraïs

Au coeur de la littérature japonaise

En 1978, Hiroyuki Itsuki avait déjà fait sienne l'histoire de Kazue-machi; relatant l'histoire d'amour entre un journaliste et une geiko du quartier. Au fil des décennies, d'autres écrivains nippons ont placé leurs intrigues au coeur du quartier des maisons de thé. Nhésitez pas à faire un détour par le musée Hiroyuki Itsuki tout proche. Il existe des lieux qui inspirent les hommes de lettres; Kazue-machi est l'un de ceux-là!

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