Le mont Aso   阿蘇山

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Le mont Aso fumant

Le mont Aso fumant

Les sommets de la caldeira d'Aso, vus depuis Kusasenri.

Les sommets de la caldeira d'Aso, vus depuis Kusasenri.

Le cratère fumant du Naka-dake, l'un des cinq sommets du massif volcanique d'Aso.

Le cratère fumant du Naka-dake, l'un des cinq sommets du massif volcanique d'Aso.

Un funiculaire permet d'accéder aux pentes du Naka-dake, l'un des cinq sommets d'Aso.

Un funiculaire permet d'accéder aux pentes du Naka-dake, l'un des cinq sommets d'Aso.

Le Komazuke ou "motte de riz", célèbre sommet du massif d'Aso (Kyushu).

Le Komazuke ou "motte de riz", célèbre sommet du massif d'Aso (Kyushu).

Terre de feu et de glace

Au cœur du Kyûshû, le massif volcanique offre une variété de paysage faite de sommets enneigés, des stations thermales, des paysages sauvages et entourés par des traditions séculaires.

Perchée à quelques encablures de la ville de Kumamoto, le mont Aso est la plus grande caldeira du monde (dépression volcanique, 128 km) l'un des principaux sites touristiques de l'île de Kyûshû

Le mont Aso, territoire de caractère

Mais attention, le mont Aso se mérite, et il faut bien une demi-journée pour faire le trajet depuis Kumamoto à l'ouest ou Beppu à l'est. La petite ville d'Aso, installée au creux de la dépression, sert de plaque tournante aux visiteurs de la région. Pas la peine de s'y attarder, elle est aussi triste que les stations thermales qui l'entourent sont charmantes. Ne manquez pas l'établissement Kurokawa Onsen. De là, un bus emmène vers les sommets fumants en passant par le Komezuka, volcan éteint et recouvert d'herbe verte au printemps, dont la forme rappelle celle d'une petite motte de riz.

À lire : Visiter Beppu

Cratères volcaniques

Terminus à la plaine de Kusasenri, ce cratère qui accueille un lac bleu nuit entouré de verts pâturages (promenades à dos de cheval en saison), derrière lequel se dressent les sommets d'Aso, offrant par temps clair un superbe panorama. C'est là qu'on visite le musée du Volcan, un rien décrépi, mais qui offre d'intéressantes informations sur l'activité volcanique, et permet de scruter l'intérieur de l'un des cratères, à l'intérieur duquel sont disposées des caméras.

Un dernier bus, un funiculaire, et voilà le visiteur sur les pentes du Naka-dake, l'un des cinq monts d'Aso, délicieux pour les randonneurs. Mais attention, cette "terre de feu" reste sensible, et la région a connu plusieurs phases éruptivesen 2014, dont d'importantes explosions en fin d'année. En cas d'activité volcanique sérieuse, le téléphérique reste fermé, et le Naka-dake inaccessible (se renseigner auprès de l'office du tourisme de Kumamoto ou d'Aso avant de se rendre sur place).

Lire aussi : Les cinq sommets d'Aso

Montagne de mythes et de traditions

Sauvage et majestueuse, la région qui entoure le mont Aso est aussi un conservatoire de traditions, figées par les siècles et le froid. Le sanctuaire Aso-jinja (dans le village d'Ichinomiya, à proximité de la gare JR de Miyaji) est réputé être le plus ancien de la région (281), où réside le dieu de la montagne Aso no Okami et que les locaux ont dédié à Tateiwatatsu, membre légendaire de la lignée impériale.

Au sud-est du massif, le village de Takachiho est un haut lieu des mythes fondateurs du Japon. C'est là que la tradition situe certains épisodes de la vie d'Amaterasu, déesse du soleil et mère de tous les empereurs du Japon (elle est adorée dans le grand sanctuaire d'Ise). Et la nuit, à la lumière des flambeaux, durant des célébrations ancestrales connues des seuls habitants des versants montagneux d'Aso, on y danse toujours le kagurachorégraphie shintoïste dont les racines plongent dans les origines mêmes du Japon.

Lire : Le village de Takachiho



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