Le jardin Suizen-ji Joju-en   水前寺成趣園

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Le jardin Suizen-ji Joju-en

Vue sur le Suizen-ji Joju-en depuis l'entrée.

Le Mont Fuji du Suizen-ji

Au loin, une colline figure le Mont Fuji.

Les carpes du Suizen-ji

Deux carpes se baladent dans l'eau pure du Suizen-ji.

Le Kantô à Kyûshû

À l’écart du centre-ville de Kumamoto, le jardin Suizen-ji Joju-en transporte les visiteurs dans un autre lieu et en un autre temps, celui de la route du Tokaido qui reliait autrefois Edo et Kyoto en passant par le lac Biwa et le mont Fuji.

L’histoire du Suizen-ji remonte à l’an 1636, lorsque Tadatoshi Hosokawa, qui régnait alors sur la région, décida de faire construire, non loin de son château, un pavillon de thé ainsi qu’un temple - le Suizen-ji - aujourd’hui disparu. 

C’est au cours des quatre-vingt ans qui suivirent que le jardin prit forme sous les règnes de son fils, puis de son petit-fils, Tsunatoshi Hosokawa, qui le nomma Joju-en.

Le pavillon qu’on y trouve aujourd’hui n’est cependant pas celui d’origine mais une reconstruction de 1912. Elle fût réalisée à partir d’un bâtiment du palais impérial de Kyoto, à l’occasion de la nomination du jardin en tant que "site historique à la beauté pittoresque".

Monde miniature

Le jardin s’organise autour d’un plan d’eau, qui reproduit le lac Biwa s’étalant au pied d’une petite colline représentant le triangle parfait du Mont Fuji. Il s'agit de deux des cinquante-trois étapes de la route du Tokaido que la balade autour de l’étang souhaite représenter. Cette technique est celle du tsukiyama, reproduction d’un paysage connu.

L’esthétique du jardin emprunte aussi à la technique shakkei qui consiste à intégrer les limites du jardin dans le paysage environnant afin de lui donner des dimensions infinies. Autrefois, le jardin s’intégrait aux cinq sommets du Mont Aso, ce qu’il n’est plus possible d’observer aujourd’hui du fait de l’urbanisation.

À gauche, après l’entrée du jardin, on trouve aujourd’hui le sanctuaire Izumi où l’on honore les membres de la famille Hosokawa. Le chôzuya, source d’eau où les croyants viennent se purifier avant d’entrer, y est singulièrement beau, puisque partiellement couvert de végétation.

Eau de roche

L’eau du bassin – dont on raconte qu’elle viendrait directement du Mont Aso – est particulièrement claire, c’est d’ailleurs pour sa pureté que Tadatoshi Hosokawa aurait choisi cet emplacement.

On peut aujourd’hui y observer des carpes koi aux couleurs flamboyantes, d’autres espèces de plus petits poissons ainsi que des tortues, toujours à l’affût d’une petite friandise jetée par un visiteur.

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