Daimon-ji Gozan Okuribi   五山送り火

Date de publication :
Daimon-ji Gozan Okuribi

Le kanji de feu lors du Daimon-ji Gozan Okuribi, à Kyoto

Le symbole du feu reste gravé dans la montagne

Le symbole du feu reste gravé dans la montagne

Le caractère『法』

Le mont Daimonji au printemps

Le mont Daimonji au printemps

De mille feux

L’été, la moiteur de Kyoto desserre son empreinte au crépuscule. Et comme si la chaleur manquait déjà, à la nuit tombante le festival Daimon-ji Gozan Okuribi offre à ses spectateurs ébahis un cortège de flammes qui dévorent les montagnes.

Le caractère 「大」sur le mont Daimon

Le caractère 「大」sur le mont Daimon

Feux nocturnes

Cinq monts embrasés pour deux symboles, un ciel illuminé. Le soir du seize août à vingt heures, les Kyotoïtes s’échauffent autour d’un verre de saké le temps d’un adieu aux âmes des ancêtres, à observer les feux géants qui enflamment les alentours de Kyoto. Sur le Daimonjisan, un caractère Dai ( 大 ), le plus spectaculaire, débute cet orchestre flamboyant, auquel répond l’autre Dai de l’Hidari-Daimonji-san. Puis, sur les monts Matsugasaki Nishiyama et Higashiyama, se consument les signes Myô ( 妙 ) et ( 法 ) qui forment les "merveilleux enseignements du Bouddha ", tandis que le Mont Mandara-san se pare d’un immense torii incandescent – le portail traditionnel japonais à l’entrée des sanctuaires shintô – reproduit sur son flanc. Au Funayama, un funa-gata, une forme de bateau, achève de composer ce pentagonal tableau à 360 degrés. Pour attiser la chaleur du festival, le verre de saké revêt toute une symbolique. Heureux, sains et guéris sont ceux qui voient se refléter dans leur verre l’un des gigantesques brasiers, puisqu’il est dit qu’un tel événement préserve des maladies… jusqu’à l’année suivante !

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