Hônen-in   法然院

Date de publication :
Temple Hônen-in

Entrée du temple Hônen-in.

Les monticules de sables ratissés dans le temple Hônen-in.

Les monticules de sables ratissés dans le temple Hônen-in.

Une sculpture dans le temple Hônen-in de Kyoto.

Une sculpture dans le temple Hônen-in de Kyoto.

L'entrée du temple Hônen-in à Kyoto.

L'entrée du temple Hônen-in à Kyoto.

Sur la voie du salut

Non loin du Ginkakuji ou pavillon d’Argent, au-dessus du chemin de la Philosophie, le temple Hônen-in mérite une attention particulière. A découvrir absolument.

Sur ces hauteurs boisées de la capitale déchue, après avoir grimpé puis franchi le seuil de l’enceinte, le paradis d’Amida, nom japonais du Bouddha Amithâba, semble s’offrir à qui foule cet éden plein de charme. Ici, le dehors magnifie le dedans. 

Un jardin sec, du sable blanc ratissé avec soin par des moines qui modifient au gré des saisons les formes symboliques, un jardin de mousses, un étang permettent de vivre pleinement l’instant présent. Un cadre qui sied au silence. Des statues de pierre veillent au lieu. Mais pas seulement. SHINSHO Kajita, moine principal de Hônen-in, accueille depuis plus de vingt ans des artistes contemporains venant du monde entier, considérant que la fonction des créateurs n’est pas éloignée de celle des religieux. « Aujourd’hui, dit-il, de nombreux visiteurs viennent admirer le patrimoine artistique bouddhique japonais. Mais, il faut se rappeler que ces chefs-d’œuvre furent considérés à leur époque comme de l’art contemporain. » 

Même si certains s’offusquent de voir des installations ou d’entendre de la bossa-nova dans un lieu voué à Amida, le religieux organise près d’une centaine de manifestations chaque année, pensant que le bouddhisme va au-delà de la morale sociale. L’art, expression de la vie, engendre une dynamique, même si parfois, il reflète une vision sombre de la réalité du monde. A méditer.

Hônen

Ce temple est dédié au religieux Hônen (1133-1212). Fondateur de l’école bouddhique Jôdo-shû, secte de la Terre pure, un des trois courants amidistes, il prône la simplification des rites. Charismatique, il contribue à rendre populaire et prospère l’amidisme au Japon. Selon lui, la seule invocation du suprême Bouddha permettrait d’aller au paradis…

Les âmes dorment en paix

Reposent dans le cimetière avoisinant d’illustres défunts. Une rencontre posthume avec des hommes remarquables : l’économiste, romancier et poète humaniste KAWAKAMI Hajime (1879-1946), défenseur des paysans et des ouvriers, qui traduisit dans la langue de Bashô Le Capital de Karl Marx ; le philosophe KUKI Shuzo (1888-1941) qui étudia auprès de Martin Heidegger et eut pour répétiteur Jean-Paul Sartre et l’écrivain TANIZAKI Jun’ichiro (1886-1965), auteur du célèbre Eloge de l’ombre. Gardiens de la paix du lieu, d’impérieux arbres protègent ces tombes.

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