Kodaiji   高台寺

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Kodaiji

Les graviers ratissés du temple Kodaiji.

Le Kodaiji et ses allées (Kyoto).

Le Kodaiji et ses allées (Kyoto).

L'entrée du Kodaiji à Kyoto.

L'entrée du Kodaiji à Kyoto.

Un temple pour preuve d’amour

Dans le Japon ancien, les veufs faisaient construire de grandiloquents mausolées en l’honneur de feu leur moitié et les déifiaient au sein de temples dédiés.

Amateurs du zen, voici l’endroit idéal. De la secte zen Rinzai, le Kodaiji baigne dans les pratiques propres à ce courant bouddhique et arbore notamment de magnifiques jardins. Aujourd’hui d’apparence modeste, sachez qu’il fut initialement couvert de feuilles d’or avant qu’un incendie ne le détruise en 1912 et qu’il ne soit reconstruit. 

Le Kodaiji provient d’une initiative de la femme de TOYOTOMI Hideyoshi (1536-1598), l’un des unificateurs du Japon, qui a souhaité pour son mari un temple à la hauteur de son accomplissement. Le grand complexe se compose de plusieurs bâtiments dont le Hojo, le hall central et le Kaizando, le mémorial, où Nene, la femme du shôgun, priait pour son repos. La sépulture des deux époux se situe sur un petit monticule joliment orné derrière le temple. 

Il n’est pas rare au Japon qu’un époux chagriné par la perte de son âme sœur lui dédie un monument religieux, comme cela se faisait en Europe ou même en Inde avec l’exemple célèbre du Taj Mahal. De l’intérieur richement décoré, il reste actuellement quelques œuvres classées « biens culturels d’importance » tel le célèbre portrait de TOYOTOMI Hideyoshi sur estampe. L’extérieur se fait toutefois mieux voir et il est agréable de flâner dans le jardin de rochers ou sur les chemins minutieusement tracés du jardin japonais, le long du petit étang. 

Pour prolonger l’enchantement, des maisons de thé dont une dessinée par le célèbre maître de thé Sen no Rikyu (1522-1591) offrent une pause délicieuse aux sens et permettent de mieux admirer l’arrangement parfait du décor.

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