Ponto-chô   先斗町

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Ponto-chô

Ruelle du quartier Ponto-chô.

Ouvert la nuit

A l’ouest de la rivière Kamo d’un côté et du canal Takasegawa de l’autre, le quartier de l’insouciance, des vagabondages embrumés et des hypothétiques virées voluptueuses s’éveille à la fin de la journée et s’attarde de l’autre côté de minuit. Au bord de l’eau, les terrasses des restaurants, éclairées de lanternes, ne désemplissent pas aux beaux jours. Un air de guinguette souffle le long de la rive. Côté cuisine, renseignez-vous, le meilleur côtoie le pire. Tourisme oblige.

Rival de Gion, Ponto-chô fut longtemps connu dans l’archipel pour ses ochaya (maison de thé) où geïko (geisha à Kyoto) et maïko (apprentie geisha) exerçaient leurs talents. Ponto-chô dori, la ruelle des maisons en bois, cristallise la mémoire du « monde flottant ». Aujourd’hui, derrière les shôji (porte ou fenêtre coulissante), les élégantes d’antan ont laissé place aux tenanciers de bars, d’échoppes et d’izakaya (bistrot à tapas à la mode nipponne) pour le bonheur des nuitards en quête de sages évasions.

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