Chûshojima   中書島

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Chūshojima

Une rue tranquille.

Le musée du saké

L'ancien entrepôt Gekkeikan transformé en musée du saké.

Fushimi-Momoyama

Le majestueux château de Fushimi-Momoyama.

Un quartier confidentiel

Chûshojima est un quartier de Kyoto plutôt méconnu : point de touristes dans ses rues ! Il a pourtant tout ce qu'il faut pour attirer les foules entre son château japonais, ses brasseries de saké et son petit réseau de canaux. 

Vous reprendez bien un petit verre ?

Ainsi, l’ancien entrepôt de saké,"Gekkeikan Okura Kinenkan”, notamment célèbre pendant l'ère Edo (1603-1868), est aujourd’hui devenu le Musée du Saké : vous y visiterez l'ancienne brasserie, où le saké, son histoire et son processus de création vous seront expliqués dans les moindres détails. Il est même possible d’y faire une dégustation à la fin de la visite. Pour comprendre l’importance qu’avait Chûshojima pendant la période Edo, il faut rappeler que le saké est sacré au Japon. Cet alcool à base de riz, riz qui était alors une monnaie d'échange, symbolisait richesse et abondance. Encore aujourd’hui, dès qu’il y a un événement à célébrer, le saké coule à flot ! 

La légende raconte que le saké aurait été inventé par un prince japonais, afin de sauver une princesse prisonnière des griffes d’un dragon. Il aurait attiré ce dernier en dehors de sa grotte avec les effluves de son saké fait maison. Il aurait ensuite achevé le dragon, ivre et incapable de se défendre. À la vôtre !

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Le château maudit

Continuez votre visite par un saut au château Fushimi-Momoyama, situé sur une petite colline. Comme tout monument important du Japon, il fut détruit, brûlé et reconstruit maintes et maintes fois au fur et à mesure des années. Celui que vous pouvez admirer aujourd’hui date de 1964. Le premier château fut construit en 1592 pour Toyotomi Hideyoshi, l'un des personnages historiques japonais les plus connus. Il était censé y résider à la fin de son règne. Il fut construit en deux années, par plus de 20 000 travailleurs. Toyotomi Hideyoshi voulait un château unique, ce qui s’est traduit par de petites particularités, notamment une pièce réservée à la cérémonie du thé entièrement recouverte de feuilles d’or. Il fut détruit pour la première fois deux ans après la fin de sa construction à cause d’un tremblement de terre. 

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En 1600, le grand samurai Torii Mototada s’y suicida avec ses hommes après un siège de 11 jours. Vingt ans plus tard, l’ordre fut donné de détruire le château et de disperser ses morceaux dans tous les temples du Japon. Admirez les plafonds des temples Yogen-in, Genko-an, et Hosen-in de Kyoto : il s’agit du sol du château, taché de sang de Torri Mototada. En 1912, son emplacement originel fut utilisé pour construire la tombe de l’empereur Meiji. La réplique de 1964 fut construite un peu plus loin.

Une pause champêtre

Chûshojima est un quartier où il fait bon errer sans but, et de s'imprégner du Japon traditionnel. Vous pourrez observer les locaux vivre leur vie, et prétendre l'être vous aussi en vous promenant le long des canaux. Allez faire un tour au temple Choken-ji,et payer vos respects à Benzaiten, la déesse de la Beauté et des Arts, rien de moins ! C’est d’ailleurs la seule déesse parmi les sept dieux de la bonne fortune.

Ainsi Chûshojima est le quartier idéal pour poser ses valises, et s'éloigner un peu des foules kyotoïtes. C’est l’occasion de découvrir un Japon différent, plus local et plus serein.

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