Tofukuji   東福寺

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Temple Tofukuji

Les érables du temple Tofukuji.

Sanmon du temple Tofukuji.

La porte Sanmon du temple Tofukuji.

En quête du vain-érable

Figure majeure du bouddhisme zen, le Tofukuji ravit surtout les amateurs de momiji, ces parures rouges que revêtent les érables à l’automne.

Tout comme le Kodaiji, le Tofukuji appartient à la secte bouddhique zen Rinzai. Issu d’une idée ambitieuse, il se devait d’être le plus grand temple du Japon, sur le modèle de deux temples de Nara, le Todaiji à l’immense Bouddha et le Kofukuji à la haute pagode. Le mauvais sort s’est toutefois abattu sur lui puisqu’il a subi deux incendies en 1319 et 1334 et fut détruit en 1881. Bien que reconstruit depuis, il fut sans cesse réorganisé, certains éléments ne perdurant pas comme ses cerisiers, entièrement retirés au XVe siècle.

L’intérêt principal du temple réside dans son grand portail, la porte Sammon, classé trésor national japonais depuis 1952, impressionnant de par sa taille et qu’il est agréable de traverser, après avoir emprunté un pont enjambant la rivière toute proche. Il serait difficile d’affirmer que les magnifiques jardins zen se prêtent à la méditation car le temple est malheureusement victime de son succès et le nombre de visiteurs ne permet pas de trouver la sérénité nécessaire à cette pratique. 

Les arrangements extérieurs comblent tout de même de plaisir les yeux, enchantés par un tel esthétisme. En automne, le décor devient féérique lorsque les érables importés de Chine par le fondateur du Tofukuji, SHOICHI Kokushi (1202-1280), se parent de couleurs rougeoyantes qui donnent l’impression que le paysage entier s’est embrasé. 

Les observer depuis le pont de bois Tsutenkyo qui s’enfonce dans les feuillages constitue une immersion qui mérite de supporter les centaines de touristes venus de tout le Japon pour admirer le spectacle au crépuscule. Comme disait Bashô : « Ce couchant d’automne, on dirait le Pays des ombres ».


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