Le temple Tôji   東寺

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Le jardin du temple Tôji de Kyoto, vu en automne

Le jardin du temple Tôji de Kyoto, vu en automne

Un bouddhisme vieux comme le monde

Lieu chargé d’histoire, le complexe du Tôji traverse les époques depuis ses premiers travaux d’agrandissement au IXe siècle jusqu’aux collaborations actuelles entre son musée et la fondation Cartier pour l’Art contemporain en France.

Le temple Tôji (le temple de l'est) de Kyoto

Le temple Tôji (le temple de l'est) de Kyoto

Le temple de l'Est

Une certaine impression de grandeur. Dans le "temple de l’Est" qui désigne l’ensemble du site dont l’édification débute en 796, l’espace et le gigantisme ont une place de choix. Au sein de son temple principal, un mandala (diagramme ésotérique support à la méditation) à trois dimensions composé de vingt-et-une statues de bois se déploie dans le kôbô, la salle d’enseignement. Enseignement, car c’est en ce lieu que le moine KÛKAI (774-835), fondateur de l’école ésotérique bouddhique Shingon, "la parole vraie", donne les premiers préceptes de sa morale. Chargé de la gestion du Tôji en 823, KÛKAI, qui assure aussi la direction du Kongobuji au Mont Koya, fait de l’enceinte de Kyoto le principal centre de diffusion de ce bouddhisme ésotérique.

La pagode du temple Tôji de Kyoto

La pagode du temple Tôji de Kyoto

Majestueuse pagode

Plus loin, dehors, trois ou quatre enfants courent autour d’une pagode, la plus haute du Japon avec ses cinq étages et ses cinquante sept mètres de haut, vieille de trois siècles, gardienne des lieux, figure nippone de l’ancestral. Détruits par de nombreux incendies, les bâtiments ont quant à eux été reconstruits au début du XVIIe siècle. Dans le Kondô, la grande salle, la triade de Yakushi Nyorai, le Bouddha guérisseur, veille sur le lieu. D’autres annexes se visitent, principalement le Taishi-do, "temple du grand maître" et résidence de KÛKAI, devenu KÔBÔ Daishi, "grand maître de la loi". Eminent lettré, il imprègne encore aujourd'hui la religion et la civilisation japonaise. Chaque 21 du mois un marché aux puces est organisé dans l’enceinte du temple en hommage au moine.

La visite se termine par le musée du Tôji, qui abrite une très importante collection d’œuvres d’art et qui collabore avec en France la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à l’image de l’exposition des travaux du peintre et sculpteur Marc Couturier… Un voyage dans le temps empli de symboles, à ne pas manquer !


Le moine Kobo Daishi

Le moine Kobo Daishi (ou moine Kukai).

Le marché aux puces du temple Tôji à Kyoto

Le marché aux puces du temple Tôji à Kyoto

Le temple Tôji vu de nuit, au printemps

Le temple Tôji vu de nuit, au printemps

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