Les couteaux artisanaux de la préfecture de Kochi   土佐市の刃物製造

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Les couteaux artisanaux de la préfecture de Kochi.

Présentation de différentes sortes de couteaux dans la vitrine d'un artisan

Présentation de différentes sortes de couteaux dans la vitrine d'un artisan

Hôchô, couteau japonais (marque Global)

Spécificité japonaise

La ville de Tosa, dans la préfecture de Kochi, est spécialisée dans la production de couteaux de cuisine. Une spécialisation coutelière qui remonte au XVIIe siècle, lorsque la région était spécialisée dans la fabrication d’outils agricole et de pêche.

La coutellerie est un art très développé au Japon. De nombreuses villes ou régions sont connues pour leurs forges et leurs productions artisanales de couteaux, comme par exemple la région de Gifu ou encore Takefu à Echizen (préfecture de Fukui).

L’île de Shikoku, plus petite des 4 îles principales japonaises est, elle aussi, une des places-fortes de la production de couteaux. Et particulièrement la ville de Tosa, dans la préfecture de Kochi, au sud de l’île.

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De l'agriculture à la cuisine

Si aujourd’hui, les forgerons de Tosa fabriquent majoritairement des couteaux de cuisine, c’est avec la production de lame pour l’agriculture et la pêche que tout à débuté. Il faut donc remonter à l’ère Edo, au XVIe siècle, lorsque le développement du Japon était alors orienté vers la foresterie et l’agriculture. Les forgerons de Tosa ont alors mis au point des lames très solides et tranchantes, qui ont fait la renommée de cette région du Japon, pourtant reculée et encore sauvage.

Depuis quelques dizaines d’années, la production s’est en partie automatisée en utilisant des marteaux mécanique. Elle s’est également partiellement orientée vers les couteaux de cuisine (même si 60% des lames utilisées dans l’industrie forestières y sont fabriquées).

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Des lames facilement reconnaissables

Les lames des couteaux de Tosa, dits "haiku kurouchi", sont reconnaissables entre mille. En effet, ils ont une finition semi-brute, appelée "kurouchi", qui signifie “forgé noir”.

Chaque pièce est plus ou moins unique puisqu’en fonction du forgeron, les lames pourront être plus ou moins épaisses ou martelées. Les couteaux sont travaillés pour que la lame reste brute et garde ainsi sa couleur grise, tandis que le tranchant est lui poli, et est donc de couleur métallisée. La lame est ensuite assemblée avec un manche en bois de magnolia, teinté en noir.

De nombreux ateliers de couteliers sont ouverts à la visite à Tosa. Une bonne escale avant d’aller découvrir le château de Kochi ou encore la très belle plage de Katsuharama , à deux pas.

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