La villa Garyu Sanso   臥龍山荘

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La Villa Garyu Sanso et son jardin

La Villa Garyu Sanso et son jardin

L'étonnante façade de la villa d'où un arbre sort.

L'étonnante façade de la villa d'où un arbre sort.

L'ancienne salle de bain aujourd'hui pavillon de thé fermé au public de la ville Garyu Sanso

L'ancienne salle de bain aujourd'hui pavillon de thé fermé au public de la ville Garyu Sanso

La La Villa Garyu Sanso et son jardin à l'automne

La La Villa Garyu Sanso et son jardin à l'automne

Le pavillon du Furo-an surplombant la rivière Hiji.

Le pavillon du Furo-an surplombant la rivière Hiji.

Maison de maître

Une rivière, des montagnes, et dans leur creux, une ville : Ozu. Cette bourgade de la préfecture dEhime, sur l’île de Shikoku, a conservé de son ancienne opulence un château, quelques vieilles rues et surtout une  magnifique demeure, la villa Garyu Sanso, située à l’est de la ville sur les bords de la rivière Hiji.

La villa Garyu Sanso d'Ozu c'est : dix ans à dessiner des plans, quatre ans pour la construire, neuf mille artisans à la tâche. On peut dire que son bâtisseur, un riche marchand du nom de Torajiro Kawauchi, l’a méticuleusement conçue. 

En 1907, son rêve est concrétisé et trois bâtiments principaux dispersés sur une superficie d’un hectare dans un magnifique jardin forment la propriété. L’ensemble a été désigné « Bien culturel matériel » par la préfecture d’Ehime en 1985. La villa Garyu Sanso a également obtenu une étoile au Guide Vert  Michelin Japon en 2011.

Chic campagnard

Garyu Sanso a été construite dans le style d’architecture traditionnelle nommé Sukiya-zukuri. Son toit de chaume lui donne une apparence rustique, tandis que  son intérieur raffiné aurait été inspiré par la villa impériale Katsura de Kyoto.

Le bâtiment principal, qui constituait l’habitation, appelé Garyu-in, abrite les pièces à vivre, où sobriété et raffinement sont les maître-mots. Rien n’a été laissé au hasard, tout illustre l’imagination débordante et le sens du détail de son fondateur.

Ouvertes, les portes coulissantes bordées de coursives donnent sur le jardin et remplissent les visiteurs d’un sentiment de plénitude tandis que la décoration détaillée des pièces force leur admiration. Impostes délicatement sculptées, jolies alcôves, plafonds travaillés, révèlent le talent des artisans de l’époque. Une fois ses tatamis retirés, la pièce qui servait de bureau, Isshi-no-Ma, pouvait aussi servir de scène pour le théâtre de Nô.

La pièce Kagetsu-no-Ma (la pièce “de la lune  brumeuse”) possède une fenêtre ronde, symbolisant la pleine lune, avec sur son côté gauche des étagères représentant des nuages. La nuit, ce « paysage » est éclairé par une bougie placée derrière la fenêtre pour donner l’illusion de la pleine lune flottant dans les nuages.

Paysages empruntés

Un magnifique jardin, lui aussi très étudié, ajoute au charme du lieu. Il est de style shakkei, que l’on peut traduire littéralement par « paysages empruntés ».  Il s’agit d’une technique utilisée par les paysagistes japonais pour donner l’impression d’un jardin qui s’étend à l’infini. Pour y parvenir, on inclut des éléments du paysage plus ou moins lointains tels qu’une montagne ou une rivière et les limites du jardin sont dissimulées par des bosquets ou des buissons. Dans le jardin de la villa Garyu Sanso, on a « emprunté » les paysages de la montagne Tomisuyama et de la rivière Hiji.

Pas japonais aux formes irrégulières et chemins de mousses conduisent au Chishi-an, qui fut la salle de bains, transformée en pavillon de thé, mais elle est hélas fermée au public.

Un autre pavillon au toit de chaume et sur pilotis (qui aurait été inspiré par le célèbre temple Kiyomizudera de Kyoto), le Furo-an, surplombe la rivière Hiji et fait le bonheur des photographes. Les week-ends d’avril à octobre,  on y sert le thé matcha pour 400 yen.

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