Tokoname   常滑

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Une touraille à Tokoname

Une touraille à Tokoname.

La rue Dokan zaka de Tokoname.

La rue Dokan zaka de Tokoname.

Une touraille à Tokoname.

Une touraille à Tokoname.

Un des chats de la rue des maneki neko à Tokoname.

Un des chats de la rue des maneki neko à Tokoname.

Des tourailles de poterie sur un chemin de Tokoname.

Des tourailles de poterie sur un chemin de Tokoname.

La cité de la terre  

À cinq minutes de train de l’aéroport international de Nagoya, Tokoname est la ville de l’art de la céramique. Surnommée la cité rouge à cause de sa terre cuite si particulière, elle vous accueille avec des cheminées d’ateliers de poterie de toutes parts, ses artisans d’art et son histoire millénaire !

Tokoname est le plus ancien et le plus grand des six centres historiques de poterie du Japon avec ceux de Seto (Aichi), Echizen (Fukui), Shiragaki (Shiga), Tanba (Hyôgo), Bizen (Okayama). 

Déjà à l'époque d’Heian (794-1185), la fabrication de poteries faisait partie du quotidien des habitants de Tokoname. Aux alentours de la péninsule de Chita, il existait alors 3000 fours qui fonctionnaient grâce à la terre très riche de la région. Y naquit le type de céramique aujourd'hui appelé Tokoname Yaki.

Bien plus tard, les accessoires de la cérémonie du thé ou ceux de l’Ikebana ainsi que des objets d’usage quotidien furent fabriqués et partirent depuis le port de Tokoname pour tout le Japon. Avec la modernisation du Japon à l'époque Meiji, la production de la cité s'oriente vers l’industrie, qui se fait bientôt connaître pour la fabrication de carreaux et tuileaux de céramique à grande échelle. 

L'architecte Frank Lloyd Wright y commanda ses carreaux pour la construction de l’Hôtel Impérial à Tokyo en 1923 qui, grâce à ce matériau, ne fut pas endommagé lors du grand séisme du Kanto cette année-là.

Terre de trésors

Si vous arrivez par le train, depuis la gare vous tomberez sur la rue des Maneki-neko, ce célèbre chat porte-bonheur, qui a été ici réinterprété par des artistes de Tokoname. 



Il ne tient qu'au visiteur d’aller se perdre dans les multiples ruelles de la cité en repérant les fours et leurs cheminées dominant le paysage. On y trouve des artisans à l’œuvre et des galeries exposant ou proposant des créations toutes plus tentantes les unes que les autres. 

Au gré de la balade, on tombe souvent nez à nez avec des trésors comme cette maison dont les murs ont été décorés uniquement avec des couvercles de théières ! 

La rue des céramiques !

Plus loin, Dokan Zaka est une petite rue en pente raide, où les murs ont été, d’un côté, constitués avec des tuileaux de l’ère Meiji, et de l’autre, avec des bouteilles de Shôchû (liqueur japonaise à base de riz, d’orge ou de sarrasin) de l’ère Shôwa. 

Le sol est aussi composé de bris de poterie ! D'un four abandonné, où la cheminée domine encore, dépasse un arbre, comme un clin d’oeil du retour de la nature dans cette cité qui a perdu son dynamisme d’antan mais pas son charme. 

Pour en voir plus nous vous conseillons le musée d’INAX, haut lieu du patrimoine industriel de la région, est une ancienne usine de céramique industrielle. Le four et sa cheminée datent de 1921. Vous y verrez une exposition de carreaux du monde entier, des cuvettes artistiques de l’ère Meiji et y apprendrez l’histoire de la céramique architecturale.

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