Le temple Toyokawa Inari   豊川稲荷

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L'entrée principale du temple Toyokawa Inari

Vue d'un jardin du temple Toyokawa Inari

Statues de kitsune au sein du temple Toyokawa Inari

La porte sanmon du Toyokawa Inari, construite en 1536

Un temple, deux confessions

Le temple Toyokawa Inari, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Nagoya dans la préfecture d’Aichi, est l'un des trois grands temples japonais (avec le temple Fushimi Inari de Kyoto et le temple Yutoku Inari de Kashima) dédié au kami Inari Ôkami, le dieu de la fertilité. Il a aussi pour particularité d’être un temple bouddhique, affichant ainsi une double casquette confessionnelle.

Le temple des guerriers

Le temple Toyokawa Inari fut fondé en 1441 par le prêtre bouddhiste Tôkai Gieki, qui appartenait à la secte Sôtô (principale école du bouddhisme zen). Ce temple bouddhiste a pour figure de vénération un Juichimen Kannon, avatar du Toyokawa Dakinishinten, démon-femelle à cheval sur un renard blanc du bouddhisme japonais. Ce kannon est identifié au kami de la fertilité, du riz, de l'agriculture, de l'industrie et de la réussite matérielle Ôkami Inari, ce qui en fit un temple recherché par les guerriers voulant assurer leur victoire sur le champ de bataille. Ainsi lors de l'époque Sengoku (XVè et XVIè siècles), le temple put attirer des grandes figures telles qu’Imagawa Yoshimoto, Oda Nobunaga, Ieyasu Tokugawa,  ou Hideyoshi Toyotomi. Lors de l'époque Edo (1603-1868), jusqu’à la période actuelle, ce sont les marchands qui affluèrent pour demander du succès dans les affaires.

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Le temple Toyokawa Inari

Colline Reiko-Izuka à l'arrière du temple Toyokawa Inari

Les renards veillent

La majorité du temple fut reconstruite lors de l'ère Meiji (1868-1912). La porte sanmon, qui est positionné entre la porte d’entrée et le butsuden "hall de Bouddha", date de l’époque Sengoku (1536), alors que le hon-dô ("bâtiment principal") a été reconstruit au début du XIXè siècle.

Une fois passée l’impressionnante porte de près de 5 mètres de hauteur, vous pourrez traverser l’allée barrée des deux côtés par une nuée de bannières rouges. 

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Vous pourrez vous diriger vers la statue en bois de Jizo Bosatsu, réalisée durant l’époque de Kamakura (1185-1333) et qui est désignée par le ministère de l’Éducation et de la Culture comme un bien culturel important japonais. Le temple, qui s’étend sur plusieurs hectares et possède près d’une vingtaine de pavillons, permet de longues promenades au milieu de statues de renards (le symbole de la divinité du temple).

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Derrière le bâtiment principal, vous pourrez retrouver la particularité de ce temple : le versant d’une colline, le Reiko-Zuka, sur lequel un nombre impressionnant de statues de renards arborant une pièce de drap rouge autour du cou ont été installées.

Le temple, qui accueille près de 6 millions de visiteurs chaque année, est particulièrement visité pendant la fête du Nouvel An. Vous pouvez cocher d’autres dates :

  • le Grand festival du printemps en début mai
  • le festival Mitima en août
  • le Grand festival d’Automne Toyokawa fin novembre.

Préparez-vous pour la balade des kitsune !

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