Isui-en   依水園

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Jardin Isui-en

Vue sur l'étang du jardin Isui-en.

Jardin Isui-en

Petit pavillon dans le jardin Isui-en.

Jardin Isui-en

Paysage emprunté au jardin Isui-en.

Thé et sérénité

Secrète enclave de verdure sur le chemin du Todaiji, l’Isui-en se découvre le long d’un parcours alliant eau, bois et pierre.

Longtemps dérobé à la vue de tout public, l’Isui-en naît, en 1939, dans l’esprit d’un riche marchand, collectionneur d’art chinois et coréen. L’esthète cherchait le plus bel écrin pour sublimer ses acquisitions. A l’origine deux jardins de style différent, l’Isui-en allie deux conceptions de la façon d’apprivoiser la nature

La plus ancienne partie, révélée dès l’entrée, appartenait, lors de son tracé, au temple Manishu-in, lui-même au cœur de l’enceinte du Kofukuji. Rachetée en 1670 par un commerçant, elle se voit adjoindre une villa alors que les îles de son étang prennent la forme d’une grue et d’une tortue, classique de l’aménagement paysager symbolisant la longévité. Ce jardin flottant (de la traduction littérale de son nom « jardin d’eau ») gagne en majesté lorsque lui est adjointe, en 1939, la seconde partie. 

Cette dernière date de 1899 et était avant son rachat en la possession d’un autre homme d’affaires. Plus large, sa forme est aussi plus libre et utilise la technique du shakkei ou « paysage emprunté ». Son agencement privilégie la perspective et ancre dans le tableau des éléments extérieurs plus éloignés. A la mare classique s’ajoute l’horizon des monts Wakakusa et Kasuga ainsi que la cime en forme de chapiteau de l’imposante porte Nandaimon du Todaiji.

Pour parfaire l’expérience, une maison de thé toujours active, parrainée par la famille des célèbres maîtres de thé Urasenke, s’élève discrètement à l’orée de la scène. Suivre les ruisseaux tourbillonnant le long des sentes de terre mousseuse, à la rencontre des lézards à la queue bleutée qui s’ébattent sous de petites pierres, et poser un pied agile sur les rocs émergeant des eaux avant d’admirer l’œuvre poignante de la nature, mène sur un simple banc de bois à ressentir la plénitude.

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