Le sanctuaire Tamaki-jinja   玉置神社

Date de publication :
Le sanctuaire Tamaki-jinja, au sud de la préfecture de Nara.

Le sanctuaire Tamaki-jinja, au sud de la préfecture de Nara.

Pèlerinage au sommet

Niché en altitude, au coeur de la péninsule de Kii, au sud de la préfecture de Nara, le sanctuaire de Tamaki-jinja fait partie d’un site de plus de 500 hectares classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Il faut gravir les pentes du Mont Tamaki (1 076 mètres) et se frayer un chemin dans la brume, parmi les cèdres centenaires, pour atteindre le Tamaki-jinja. Ce sanctuaire shintoïste reculé, situé au sein du village de Totsukawa, est depuis plus d’un millier d’années, une étape du Kumano Kodo, un réseau ancestral de chemins de pèlerinage. 

Des routes sacrées et classées


Ces sentiers relient Nara et Osaka aux trois grands sanctuaires Kumano Sanzan (Hongu Taisha à Tanabe, Hayatama Taisha à Shingu et Nachi Taisha à Nachikatsuura), l’un des sites les plus sacrés du Japon


Plus précisément, le sanctuaire Tamaki-jinja se trouve sur la route Omine Okugakemichi (entre Yoshino et le sanctuaire Hongu Taisha) où les disciples du shugendo (cet ensemble de rites ultra rigoureux pratiqués par les moines des montagnes) venaient - et viennent encore - se former.


En 2004, les sanctuaires et les chemins de pèlerinage des Monts Kii ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. "Ils reflètent, lit-on sur le site des Nations Unies, la fusion entre le shintô, enraciné dans l’antique tradition japonaise du culte de la nature, et le bouddhisme venu depuis la Chine et la péninsule coréenne".

Des pèlerins arpentent les chemins sacrés de Kumano kodô.

Des pèlerins arpentent les chemins sacrés de Kumano kodô.

Les arbres centenaires qui entourent le sanctuaire ont été classés "monument national".

Les arbres centenaires qui entourent le sanctuaire ont été classés "monument national".

Une forêt spirituelle


Situé au cœur de cette nature luxuriante et sacrée, le sanctuaire Tamaki-jinja est connu pour sa forêt de cèdres. Des arbres gigantesques qui ont été désignés "monument naturel", notamment un jindai-sugi, âgé, dit-on, de 3 000 ans.

Le sanctuaire, dont le bâtiment principal est en bois, aurait été fondé par l’empereur Sujin, dixième empereur du Japon, autour de 37 avant Jésus-Christ.

Une fois les escaliers gravis, le site baigné dans une mystérieuse brume révèle quelques trésors cachés. Ses fusuma, ces panneaux coulissants qui séparent les pièces les unes des autres, sont ornés de peintures décoratives représentant des paons ou encore des arbres en fleurs.

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs