Visiter Aizu-Wakamatsu   会津若松市

Date de publication :
Le jardin Oyakuen AizuーWakamatsu

Le jardin Oyakuen AizuーWakamatsu

Le chateau Tsurugajo, _Aizuwakamatsu

Le chateau Tsurugajo, _Aizuwakamatsu

La pagode du temple Sazaedo

La pagode du temple Sazaedo

L’esprit des guerriers

Visiter Aizu-Wakamatsu c’est entrer dans l’histoire féodale du Japon, suivre les combats des derniers samouraïs de la région et aussi s’attrister de leurs défaites. C’est aussi flâner dans les ruelles, se détendre dans de magnifiques jardins ou encore tout apprendre sur la fabrication du saké.

Le château d'Aizu au printemps, entouré de fleurs de cerisier

Le château d'Aizu au printemps, entouré de fleurs de cerisier

Le temple Sazaedo à Aizu Wakamatsu

Le temple Sazaedo à Aizu Wakamatsu

La vue du haut du château

La vue du haut du donjon, sur la ville d'Aizu-Wakamatsu.

Aizu-Wakamatsu BukeYashiki

Aizu-Wakamatsu BukeYashiki

Le quartier commerçant de Nanokamachi, au charme délicieusement rétro, accueille boutiques de souvenirs, cafés branchés et restaurants parfois installés dans de très vieilles maisons.  

Un passé tragique

A la fin du  XIXe siècle, le shogunat Tokugawa vécut ses dernières années et ses derniers combats contre les factions impériales dans la région même d’Aizu-Wakamatsu. Le clan Aizu, fidèle aux Tokugawa, fut vaincu par les forces de l’empereur Meiji lors de la guerre de Boshin en 1868 et la ville fut presque entièrement réduite en cendres. Le suicide d’une unité entière de très jeunes samouraïs, les Byakkotai, est dans tous les livres d’histoire du Japon.

Lire : Visiter Tokyo dans les pas des Tokugawa

Sur les traces du clan Aizu

C’est en voyant de loin les flammes près du château d’Aizu, Tsuruga-jo, que les jeunes guerriers décidèrent de se suicider. Bien qu’elles n’aient pas atteint le château, celui-ci fut entièrement détruit, tout comme une grande partie de la ville, après la guerre de Boshin (1868-1869). C’est donc une réplique du bâtiment que l’on peut visiter aujourd’hui car, de la construction originale, il ne reste que les douves et les murs de pierres. Les travaux de reconstruction commencèrent dans les années 1960 et furent complétés en 2011. Les tuiles grises du toit furent remplacées par des toiles rouge-brun, la couleur d’origine, particularité unique au château d’Aizu. Depuis le dernier étage, vous aurez une très belle vue sur la ville. Le bâtiment abrite un musée retraçant l’histoire du château et la vie des samouraïs.

Lire aussi : Le château d'Aizu

Le parc Tsuruga, qui entoure le château, est célèbre pour ses cerisiers en fleur. Il comprend aussi une ancienne maison de thé, Rinkaku, fondée par Sen Shoan, le deuxième fils du célèbre maître de thé Rikyu. Les seigneurs féodaux venaient y pratiquer la cérémonie du thé. 

L’Histoire omniprésente

Juste à côté du parc se trouvent le musée préfectoral de Fukushima et le musée du saké d’Aizu.

Le musée préfectoral de Fukushima a été construit en 1986. Y sont exposés des objets historiques et des biens culturels retrouvés dans la région. Le musée d'histoire du saké de Aizu. Pour tout apprendre sur le processus de fabrication du saké. Le bâtiment abrite également la collection d'objets d'art Aizu Meihokan.

Voir : La bière japonaise

Un peu plus loin, le jardin Oyakuen et son étang charment les habitants et les visiteurs depuis plusieurs siècles. Il est célèbre pour son jardin d'herbes médicinales (Oyakuen signifie littéralement "jardin d'herbes médicinales"). Plus d’une centaine de plantes y sont encore cultivées pour leurs vertus curatives. Peu touché par les batailles de la guerre de Boshin, le jardin est bien préservé et a été déclaré Important Site Pittoresque National en 1932. Son café sert des infusions aux herbes du jardin.

À voir à Aizu-Wakamatsu

Dans les environs, on peut visiter Aizu Bukeyashiki, une réplique fidèle de la résidence d’un samouraï de haut rang, Tanomo Saigo (1830-1903). Sa propriété fut entièrement incendiée en 1868 lors de la guerre de Boshin. La reconstruction à l'identique des dizaines de pièces, des jardins, d'une maison de thé, d'un terrain de tir à l’arc et d'un moulin à riz témoignent de la richesse et du prestige de ce samouraï. Des personnages de cire donnent une idée de la vie des guerriers et de leurs familles à l’époque d’Edo (1603-1868).

  • La Colline Iimoriya

C’est un lieu hautement historique puisque c’est là que sont enterrés les Byakkotai, le groupe de jeunes samouraïs qui se sont donné la mort pendant la guerre civile Boshin. Au pied de la colline, un petit musée leur est consacré.

  • Aizu Sazaedo

Avec son escalier à double révolution, la pagode hexagonale en bois de ce temple bouddhiste présente une architecture unique au Japon. Construit en 1796, le bâtiment de 16,5 mètres de haut comprend trois étages et est dédié à Kannon, la déesse de la miséricorde. Il est dit que  la montée de la pagode équivaut  à faire le pèlerinage des 33 temples dédiés à Kannon. D’ailleurs, les visiteurs peuvent saluer 33 répliques des statues de la divinité le long des marches menant au sommet. Le bâtiment est classé Bien culturel important.

Les commentaires Découvrez les commentaires de nos voyageurs